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 Sommaire des articles de cette rubrique
   
 ~ Listing and Summary des fanfictions présentes/futures de cette rubrique ~ (le 03/11/2005 à 12h24)

Mes débuts en tant que fanfikeuse ce sont fait à travers ce fandom...

Les Fanfictions Harry Potter sont les premières a avoir été publiées, de ce fait je n'ai pas suffisament de recul pour juger de la qualité de ces histoires...Elles sont donc assez récentes et peuvent maintenant être séparées en deux catégories :

- Les One-Shot dit OS
- Les fictions à chapitres, dit multiparts

~¤~

Les One-Shot :
Ils sont aux nombres de 4 pour le moment et 3 en cours d'écriture.

  • J'ai rêvé d'amour 

Genre : Slash DM x HP / Love and Drama / POV de Colin
Rating : K+ à T correspond véritablement au
PG
Résumé : Je vois ce que les autres ne voient pas. Tu l'aimes, il t'aime, et moi dans tout ça, j’occulte la douleur de mon cœur pour sourire à ton bonheur.
(disponible depuis le 28/05/05)

  • Ice Blue Eyes

Genre : Slash DM x HP / Romance, Angst... PWP ?
Rating : K+ à T correspond véritablement au
PG
Résumé : Je ne vois qu’eux depuis si longtemps, que j’en connais chaque teinte. Tes yeux reflètent tous ce que ne dit pas ton visage, et moi je lis en eux, comme dans un livre ouvert.(disponible depuis le 19/06/05)

  • Mauvais Pressentiment

Genre : Slash DM x HP / Angst/Love et tristoune !
Rating : T je dirais donc
PG-13
Résumé : De tout temps, j’ai toujours eu, au plus profond de moi, la peur de te perdre. C’est pour cela que ce soir… Cette nuit… Je te serre une dernière fois contre moi…Je profite de ces derniers instants de bonheur avant que l’on me les enlève. (disponible depuis le 10/10/05)

  • Larme Ultime : Requiem for a Dream
    Dédicacé à  Niphredill

Genre : Slash DM x HP/ Angst/Love - Déprimant à souhait - Prévoir la boîte de mouchoir XD
Rating : M

Résumé : Il aurait pu être un Dieu, mais il n'était qu'un homme... Il aurait pu être un Héros, mais il n'était qu'Harry Poter (à venir)
Note : Le One-Shot le plus long qui m'aie été donné d'écrire avec plus de 90 pages !!! Donc avis aux amateurs XD Vous pouvez aussi le trouver coupé en 5 parties ici

  • Le Secret d'une Etoile 

Genre : Shonen-Aï DM x HP/ Ficlet/ Contemplation/ POV de Draco
Rating : K à K+ correspond véritablement au
PG
Résumé : Et je me laissais peu à peu envahir par sa voix, si différente des autres jours... Et je me laissais peu à peu guider par ses mots qui m'emmenaient par delà les hautes tours de Poudlard, par delà la forêt interdite et les monts enneigés, me faisant découvrir un autre monde... Son monde... Et moi je sombrais.(disponible depuis le 05/07/06)

  • Faire semblant... :
    Cadeau d'anniversaire BlackNemesis

Genre : Slash DM x HP/ Un brin de folie / POV d'Harry
Rating : K à K+ correspond véritablement au
PG
Résumé  La seule chose dont je sois coupable... Est de te rendre ta haine avec toute la force de mon amour... (disponible depuis le 13/01/07)


~¤~

Les Multiparts :
Ils sont aux nombres de 2 dont 1 en cours et l'autre en réflexion.

  • L'Amour a ses raisons, que la Raison même ne connaît pas :
    Cadeau d'anniversaire de Dark.Setsuna

Genre : Slash DM x HP/ HP x CC et DM x CC - Romance, Angst, Lemon ? - Post Poudlard 
Rating : M anciennement R, mais de chez R XD
Résumé : Quand le coeur d'Harry balance entre deux êtres... Lequel choisira-t-il ? (disponible depuis le 02/11/05)

  • L'Ombre contre la Lumière, le Bien contre le Mal (OLBM) : (Genre, Rating et Résumé à venir...)


Point d'Aide :

Vous vous êtes perdu avec tout ce vocabulaire ? Pas de problèmes, lisez la note qui suit ^^

Pour ceux qui ne comprendrait pas les Genres et les Ratings, je vous conseille de vous rendre sur le site de Mimi Yuy qui a créé une rubrique merveilleusement bien expliquée à ce sujet (> Initiation à la fanfic & au yaoi) Et tant qu'à faire, visitez tout le site car il est vraiment bien fait et ses histoires sont de vrais petis bijoux XD !!

Maintenant les Ratings version FF.net :

K/K+ > équivaudrait au PG expliqué sur le Site de Mimi Yuy... Le K étant réservé aux enfants ayant un minimum de 6 ans, je vois très mal ce genre de gamins lire des fanfictions. J'ai donc généralisé le PG

T > PG-13 sans les limes

M > équivaudrait a quelques détails près au R, les scènes de sexe explicites en moins. En effet, le M ne doit que les suggérer

(MA) > Si sur Fanfiction.Net, le MA était autorisé, il serait égal au R, voire au NC-17


N'hésitez surtout pas à me faire part de vos impressions, commentaires ou autres, grâce aux petits "ajouter un commentaire" en bas de chaque fiction ou chapitre !

Serpentardment vôtre,

Lily. B toujours fidèle à elle-même XD

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 J'ai rêvé d'Amour... (le 30/08/2005 à 21h22)

 

 

Auteur : Moi ! c'est-à-dire Lily.B

 

Disclamer : Pas à moi, mais pas à moi du tout ! J.K Rowling est la seule propriétaire de ces bishô… sniffff.

 

Genre : Slash, Love and drama, on va dire ;) partez pas c’est pas une death, juste un peu tristoune !

 

Pairing : Devinez…

 

Avertissement : Cette fic fait allusion à une relation de nature homosexuelle donc homophobe circulez, y’a rien a voir !

 

Rating : K+ à T, on va dire T pour plus de sûreté !

 

Résumé : Je vois ce que les autres ne voient pas.  Tu l'aimes, il t'aime, et moi dans tout ça, j’occulte la douleur de mon cœur pour sourire à ton bonheur.

 

Note&Co : Alors ceci est ma toute, toute première fic donc j’espère qu’elle vous plaira^^

Ensuite je remercie ma Setsu’ pour ses conseils (j’avoue que j’ai bien ri ! Excuse ma bêtise que tu sais grande XD) ainsi que Yami Aku.

Et pour finir cet fic est une surprise pour ma Nami chérie (hey oui, j’ai su me débrouillé sans toi^^) et….

Un cadeau pour mon Kiwi qui m’a injecté le virus de ce couple XD J’espère que ça te plaira !

 


 

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

 

J’ai rêvé d’Amour…

 

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

 

 

 

 

Ce soir, comme tous les autres soirs, tu ris avec tes amis et tu m’ignores.

Je ne suis pourtant qu’à quelques mètres de toi, mais rien n’y fait.

Tes prunelles brillent de cet éclat que je ne peux que capturer, puisque tu ne me regarderas jamais avec.

Non, il n’y a que lui, qui ait ce droit.

 

Ce soir, comme tous les autres soirs, tu inventeras un mensonge ou une excuse pour aller le rejoindre.

Parce que, bien qu’il ait été de notre côté pendant la guerre, tu ne leur as toujours pas dit.

Tu crains leurs réactions, et je te comprends.

Ce n’est pas tous les jours qu’on apprend que celui qu’on considère comme son meilleur ami, comme un frère, est gay et qui plus est, amoureux d’un Mangemort.

Oui parce que tu l’aimes, je le sais. Cela se voit dans tes yeux.

Et bien qu’il ait trahi son père, tu le sais, ils ne le verront toujours que comme ce Serpentard imbu de sa personne, ton ennemi, ta Némésis.

Mon rival…

Dès le début, je partais perdant…

Alors je n’ai pas essayé de me battre.

A quoi bon ? Il est tellement parfait.

Parfait pour toi.

 

A chaque fois que tu le regardes, tes yeux s’illuminent.

Il te sourit, et tu rayonnes de bonheur.

Et c’est tout ce que je veux.

Et c’est tout ce que je souhaite.

Et je m’efface sans avoir à être effacé.

 

Je ne peux qu’accepter.

Après tout si tu l’aimes, c’est qu’il ne doit pas être si mauvais que ça.

N’aie crainte, je ne fais que voir ce que les autres ignorent.

Ton secret est bien gardé.

 

Ce soir, comme tous les autres soirs, je verse une unique larme que tu ne verras pas puisque tu es déjà parti.

Alors je monte me coucher.

Le cœur lourd et plein de regrets.

Je rentre dans mon dortoir, et je suis seul.

Les autres sixièmes années ne monteront que lorsque Hermione en aura assez de les voir traîner en bas.

Lentement, je me déshabille et je ne peux que penser qu’en ce moment, tu es déjà dans ses bras.

J’enfile mon pyjama, et me glisse dans mon lit, les yeux embués mais toujours sans laisser une perle d’eau couler.

Je m’y refuse.

Je n’ai pas le droit d’être malheureux alors que tu vis enfin.

Je ferme les yeux, en attendant que Morphée vienne me prendre et me fasse oublier tout ce qui est toi et lui.

 

En attendant, j’imagine sa bouche, embrasser amoureusement la tienne,

Sa peau, effleurer sensuellement ta peau,

Et ton corps frémir sous ses délicates attentions.

Peut-être ne ferez vous rien cette nuit ?

Peut-être discuterez-vous ?

Quoiqu’il en soit, ce sera sous le signe de l’Amour.

Vos caresses, Vos baisers…

 

Entre vous, tout n’est que sensualité, volupté, grâce et plaisir.

Parfois, j’aimerais voler au Temps ces quelques instants que je surprends.

Les immortaliser.

Les exposer, pour montrer à tous à quel point vos sentiments sont nobles et purs.

Car malgré tous ceux qui vous séparent, vous vous aimez envers et contre tous.

Vous savez vous unir, vous consoler…

Vos gestes trahissent ce que vous êtes, et il n’y a que moi pour le voir.

 

Et jamais quand tu le prends dans tes bras, quand tu l’embrasses, quand tu l’aimes tout simplement, je ne m’imagine à sa place.

Je n’ai pas le droit. Ce serait te trahir.

 

Mes paupières, déjà, se font plus lourdes et l’espace d’un instant, avant de m’endormir, je rêve d’amour, avec toi.

 

¤¤¤¤¤

 

Une ombre silencieuse joue avec la nuit.

Une porte s’ouvre… et se referme.

Et elle se glisse amoureusement dans le dortoir endormi, se fondant dans l’obscurité.

Seuls les clairs rayons de la lune trahissent sa présence.

 

Lentement, elle s’approche et écarte doucement les tentures d’un lit, pour dévoiler à la lumière, le visage de l’être aimé. L’astre lunaire s’amuse avec la blondeur de ses cheveux.

Elle s’assied sur le bord faisant s’affaisser le matelas. Elle passe distraitement une main dans ses fines mèches, puis caresse du bout des doigts sa joue pâle.

 

Les paupières papillonnent quelques secondes avant de s’ouvrir sur deux yeux havanes, encore voilés par le sommeil, qui croisent un regard émeraude.

Le jeune homme à la chevelure ébène sort de l’ombre pour venir capturer, dans un tendre baiser, les lèvres pourprées de son cadet.

Celui-ci lui rend passionnément, puis s’efface pour lui faire un peu de place à ses côtés.

Un sourire aimant se peint sur son visage, tandis qu’il se déshabille et rejoint son compagnon.

Instinctivement, le blond vient se blottir contre lui, et nicher sa tête dans le creux de son cou. Il y dépose un timide baiser et ferme les yeux.

Son aîné le couve d’un regard caressant alors que ses doigts glissent sensuellement sur sa peau, redessinant son bras.

 

« Je ne t’attendais plus… » Murmure soudain le plus jeune en esquissant des arabesques sur le torse de son amant.

 

« Excuse moi mon ange, mais les autres n’ont pas voulu me laisser sortir sans savoir qui j’allais rejoindre. En particulier, Ron.»

 

Intrigué, son amant se soulève légèrement et plonge ses prunelles curieuses dans celles débordantes d’amour du brun.

 

« Pourquoi tu ne leur dis pas ? »

 

Le Gryffondor sourit avant de faire basculer son ange sous lui, et lui susurrer dans le creux de son oreille…

 

« Parce que tu es mon secret et on ne partage pas les secrets… »

 

…Et s’emparer farouchement de ses lèvres par la suite.

Puis laissant sa tête reposer sur son corps frêle, il ferme paresseusement les yeux pour mieux apprécier les légères caresses que lui offre le blond.

 

« Est-ce que je rêve ? » demande pensivement ce dernier, après quelques minutes de silence.

 

« Si c’est le cas, nous rêvons tous les deux. »

 

Le plus jeune étreint un peu plus fort son compagnon, comme s’il avait peur de le perdre et le questionne d’une voix tremblante, appréhendant visiblement la réponse.

 

« Dis ? Tu seras toujours là quand je me réveillerais ? »

 

L’attrapeur Gryffondor se redresse et accole son front à celui de son amant. Il le regarde intensément, les yeux brillant de sincérité.

 

« Je serais toujours là pour toi. Demain… Après-demain…Et pour tous les autres matins, et pour toutes les autres choses, aussi insignifiantes soient-elles. Maintenant, dors Colin ! »

 

Il l’embrasse délicatement sur le front, puis le repositionne tout contre son flanc. Le jeune homme retrouve son sourire et lui vole un dernier baiser. De nouveau, il laisse sa tête reposer contre son torse et ferme les yeux. Pendant quelques instants, il se délecte de ce contact, savourant son odeur, les doux frôlements de ses mains qui l’effleurent tendrement, le battement régulier de son cœur… Toutes ces petites choses qui font qu’il est lui.

Apaisé, il lui chuchote ce que son corps crie de tout son être.

 

« Je t’aime Harry. »

 

¤¤¤¤¤

 

Sept heures, le réveil sonne.

Depuis longtemps déjà, le soleil est levé, aveuglant de sa lumière les Gryffondor encore endormis.

J’ouvre timidement les yeux et inconsciemment, je cherche ta présence à mes côtés.

Et ce matin, comme tous les autres matins, je me rends compte que ta chaleur n’était qu’illusion, mais que ton absence, elle, est bien réelle.

Et j’ai soudainement froid.

 

Et ce matin, comme tous les autres matins,

Je verse les larmes que je n’ai pas voulu laisser glisser hier.

Je pleure en silence…

Je souffre en silence…

Je me meurs peu à peu en silence tandis que tu profites enfin de la vie, avec une allégresse que je ne t’ai jamais connue.

La tristesse me consume, mais cela m’importe peu, tant que tous les jours encore, je peux voir ce visage éclairé par la joie.

 

Et ce matin, comme tous les autres matins,

Je m’efface davantage.

 

J’ai rêvé d’amour… et tu n’étais pas là pour m’en donner.

Et malgré moi,

Je te trahis, un peu plus chaque fois.

 

 

Owari

 


Merci à tous et à toutes d’avoir lu jusque là !

Pour ceux qui auront remarqué ma faute « les Gryffondor encore endormis. » je tiens à signaler que ça n’en ai pas une puisque ça s’écrit pareil dans le livre…

 

Voilà….

Si vous avez des remarques, des questions, des critiques et tous ceux que vous voulez d’autres, il suffit de laisser un commentaire ;)

 

Kisu à tous !!

 

Lily.B, contente de faire ses débuts parmi vous !

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 Ice Blue Eyes (le 30/08/2005 à 22h30)

 

 

Auteur : Lily.B

 

Disclamer : Toujours pas n’a moi, mais c’est bientôt mon anniversaire…Pitet que d’ici là, y’aura eu âme charitable pour me les offrir !!

Le texte en italique est la version traduite de Ice Blue Eyes de Takashi Kodama

 

Genre : Slash, Romance, Angst… PWP ?

 

Pairing : DMHP ou HPDM of course.

 

Avertissement : Cette fic fait allusion à une relation de nature homosexuelle donc homophobe circulez, y’a rien a voir !

 

Rating : K+ à T, on va dire T pour plus de sûreté !

 

Résumé : Je ne vois qu’eux depuis si longtemps, que j’en connais chaque teinte. Tes yeux reflètent tous ce que ne dit pas ton visage, et moi je lis en eux, comme dans un livre ouvert

 

Ensuite, je dédie cette fic à mon assistant-traductor-décodor sans qui cette histoire ne serait pas grand-chose, qu’un vulgaire tas de mot !

Si ça peut te faire plaisir Setsu’ c’est une séquelle à Lie to me with sincerity  *Lily qui te laisse y croire XD*

 

Remerciement à mes deux bêta que j’aime, que j’adore, que je vénère…

 

Bonne Lecture !!

 


 

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

 

Ice Blue Eyes

 

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

 

 

 

 

Ces yeux bleus et froids,

Je voudrais les serrer en ce cœur,

De ce courage perdu

Je voudrais me souvenir encore une fois.

 

Caché dans l'ombre,

Au loin la colère, une tristesse innommable,

Te suit dans ton dos

Les gardant pour soi-même…

 

Tu erres dans les forêts sombres.

Des cicatrices violacées.

Et ces yeux bleus et froids

Regardent une étoile déchue brillant dans la nuit…

 

Ces yeux bleus et glacés,

Je voudrais les serrer en ce cœur,

De ce courage perdu

Je voudrais me souvenir encore une fois.

 

La douleur de cette blessure ne cesse pas,

Hurle-la,

De chaudes larmes

Se mêlent à la pluie glacée.

 

J’attends…

 

Je ne demande que la force,

La froideur qui brûle,

Jette ta fierté, et haïs.

Cette fois, arrête…

 

Un combat réclamant le lendemain,

Je suis un guerrier, défendant l’amour,

Contre le cœur qui fuit les ténèbres.

Mais ne regarde pas en arrière…

 

Cette solitude, cette colère, ce cri,

Laisse moi les ressentir aussi,

Reprenant cela,

Ce vrai courage encore une fois.

 

Mêlant ces yeux bleus et froids,

Et pleurant toutes les larmes de ce cœur,

De chaudes larmes

Se mêlent à la pluie glacée.

 

J’’attends…

(1)

 

 

 

 

 

 

Enivrant.

Comme cette musique qui résonne à mes oreilles.

Qui m’emporte.

Encore plus que tous ces verres que je m’enfile les uns après les autres

Et que cet alcool qui coule dans mes veines.

Ton regard m’embrase,

Il me consume depuis l’instant où je me suis levé pour me fondre au rythme de ces corps qui se meuvent…

Et me fait encore plus d’effet que toutes ces années de haine.

 

Je veux oublier.

Tout oublier.

Tout ce qui fait toi et moi.

Comme ce soir, où je me suis laissé aller dans tes bras avant d’affronter mon destin.

Mais différemment.

Et je flirte avec l’alcool au lieu de flirter avec toi.

 

Je ne veux plus penser au sang que j’ai sur les mains,

Même si c’est son sang.

Je ne veux plus penser à tous ceux qui sont tombés,

Même si je connaissais la plupart d’entre eux.

Je ne veux plus penser à ce courage que tu m’as donné, l’espace d’une nuit,

Même si c’était la plus belle que j’aie jamais eu.

Je ne veux plus penser à ce sentiment qui oppresse mon cœur,

Même si je sais depuis longtemps son nom.

Je ne veux plus penser à la couleur de tes yeux,

Même si nos regards fusionnent depuis le début de la soirée.

 

Je ne vois qu’eux depuis si longtemps,

Que j’en connais chaque teinte.

Tes yeux reflètent tous ce que ne dit pas ton visage,

Et moi je lis en eux, comme dans un livre ouvert.

Ne dit-on pas qu’ils sont le reflet de l’âme ?

Et quand mon regard s’attarde, elle est mise à nu.

 

Je perçois les larmes que verse ton cœur lorsque tu es triste,

Un bleu terne et grisé… Bleu ardoise

Le sourire qu’il esquisse quand tu rayonnes de joie,

Un bleu céleste… Caeruleum ….

Les éclairs qu’il lance, lorsque la colère t’envahit,

Un bleu froid et passé, aux reflets métallique… Bleu acier…

Le soupir de bien être qu’il pousse quand tu es en paix avec toi-même,

Un bleu clair… Bleu ciel ?

Je le vois brûler, lorsque le désir t’enflamme,

Un synonyme de bleu de Prusse…Bleu de Berlin…

Se consumer quand la passion t’anime,

Un bleu foncé grisé…Bleu turquin

Je l’entends hurler, quand tu te refuses d’aimer,

Un bleu indigo doux mais triste… Pastel

Mais surtout, je le vois geler, quand tu me craches tout ton dégoût, toute ta haine au visage,

Un bleu froid, presque inhumain…Bleu glace.

 

Et je me surprends à penser que c’est celle que je préfère puisqu’elle est mon unique repère.

Pourtant ce soir, ce regard froid m’enflamme et me déstabilise.

Il est différent. Trop différent.

Je ferme les yeux et me laisse emporter par la musique. Et malgré cela, ils continuent de me hanter.

 

J’ai soudainement la tête qui bourdonne sous toutes ces pensées, mes paupières deviennent lourdes et je sens le monde autour de moi tourner.

Je n’ai pas le temps de m’attarder sur ce qui se passe, que je sombre dans l’inconscience.

Ce noir que je désirais tant.

 

¤¤¤¤¤

 

Au milieu, la foule s’écarta et observa l’étrange spectacle qui se jouait sous ses yeux. Au centre du cercle formé, un jeune homme blond tenait entre ses bras le corps inerte du Survivant.

L’espace d'un instant, Draco abandonna son masque et l'on put alors lire de l'inquiétude sur son visage d'ordinaire si froid.

Il passa doucement une main sur le front du brun, le caressant presque et écartant quelques mèches au passage, pour lui apporter un peu de fraîcheur. Autour d’eux des murmures s’élevèrent, mais le Serpentard n’en avait cure, seul lui importait la santé de son amant d’une nuit.

 

Ron et Hermione, sérieusement éméchés, se frayèrent un chemin dans la masse assemblée, au moment où Draco soulevait l’ex-attrapeur Gryffondor.

 

« Tu fais quoi…hips Malfoy ? » lui demanda Ron d’un ton qu’il voulait sec, mais qui trahissait son état.

 

« A ton avis, Weasley ? » répondit le blond de sa voix traînante « il fait un coma éthylique, mais ça t’es trop saoul pour le voir ! »

 

« Quoi ? QUOIII ? C’est même pas vrai… hips… d’abord ! » déclara le roux, s’approchant de lui en titubant légèrement.

 

Hermione le retint, ce n’était pas la peine de provoquer une esclandre. D’autant plus que le blond, malgré son animosité envers Harry, avait choisi son camp durant la guerre. Leurs rapports avaient d’ailleurs évolués, en quelque chose d’indéfinissable. Un mélange de haine et de respect. Ils leur arrivaient même d’avoir des conversations civilisées, lors des réunions. Enfin, civilisé était un bien grand mot. Cela se finissait la plupart du temps par des désaccords et de grands éclats de voix.

 

Comprenant par son geste, que la Gryffondor était plus lucide que son petit ami, il déchargea alors toute sa hargne sur elle, reprenant pour l’occasion, de vieilles insultes bannies de son vocabulaire.

 

« Et toi la Sang de Bourbe, t’aurais pas dû le laisser boire autant ! »

 

Bien qu’elle ait le cerveau un peu embrumé par l’alcool, la jeune fille comprit rapidement la situation. Elle avait en revanche beaucoup plus de mal à voir clair dans le jeu du Serpentard. N’étaient-ils pas censés être ennemi ? Alors pourquoi se préoccupait-il autant de lui ?

 

Le mieux encore était qu’elle lui demande. Elle ne voulait pas laisser son meilleur ami entre les mains de n’importe qui. Si elle n’était pas aussi enivrée, elle s’en serait occupée elle-même. Mais à situation désespérée, mesure désespérée

 

« Depuis quand te soucies-tu de sa santé, Malfoy ? »

 

« Depuis que vous êtes incapable de le faire ! » répondit cruellement le blond

 

« C’est le monde à l’envers, ma parole ! rétorqua t-elle consternée. Depuis quand les ennemis s’entraident-ils ? »

 

« Faut-il vraiment que je réponde à cette question ? Je t’ai connue plus loquace Granger ! s’impatienta Draco, réajustant le brun tout contre lui. Vous comptez me laisser passer où vous attendez qu’il crève dans mes bras pour m’accuser de meurtre ? »

 

Encore sous le choc, les deux rouge et or s’écartèrent pour lui céder le passage. Le blond traversa toute la Grande Salle, faisant fi des regards inquisiteurs qui le scrutaient, avec envie pour les uns, mépris pour d’autres, tenant toujours aussi fermement Harry contre lui.

 

Il le porta avec douceur jusque dans sa chambre, refusant de le confier à l’infirmière qui lui aurait fait la morale, aussitôt rétabli.

 

Murmurant le mot de passe, la tapisserie s’écarta pour le laisser entrer. Il contourna ses fauteuils en cuir noir, pour le poser délicatement sur son lit. Le Serpentard se précipita ensuite dans la salle de bain et en revint avec quatre fioles et un baume de couleurs différentes : une pourpre, deux parme et une bleu nuit.

 

Harry tremblait de froid. Il s’empressa de poser ses flacons sur sa table de chevet, avant de prendre trois fines couvertures dans son armoire qu’il laissa pliées au pied de son lit avant de revenir s’occuper de son protégé.

 

Il commença par enlever ses chaussures, ses chaussettes, puis remonta dégrafer sa robe. Puis, déboutonna, lentement, son pantalon et le fit glisser, découvrant peu à peu ses jambes fines et galbées. Ensuite, il lui enleva, soigneusement, son pull, vite suivit du T-shirt, ne lui laissant que son boxer, pour unique vêtement.

 

S’asseyant à ses cotés, il prit le pot d’onguent et l’ouvrit. Une forte odeur boisée, légèrement citronnée embauma alors la pièce, venant titillé les narines du Survivant. Il passa la crème jaune nankin (2) sous son nez afin qu’il en respire les effluves, puis en prit un peu du bout des doigts et l’étala sur son ventre qu’il massa dans le sens d’une aiguille d’une montre. Cet onguent avait un puissant effet de rattachement à la terre qui permettait, à qui en respiraient les essences, de retrouver confiance en eux et de rouvrir la porte aux sentiments. C’était exactement ce qu’il fallait pour sortir le Gryffondor de son coma.

 

Ses sens réveillés, Draco, le souleva légèrement pour lui faire boire la potion au couleur de la nuit, qui était en fait une potion contre la gueule de bois. Il veilla à ce qu’il l’avale entièrement puis, se saisit d’une parme, qui apportait paix et bien être. Il le laissa quelques instants tranquille, frôlant son visage de caresse légère, puis porta à ses lèvres la dernière fiole…Promesse d’une nuit sans rêves, la potion du sommeil…

 

¤¤¤¤¤

 

Où suis-je ?

J’ouvre péniblement les yeux mais ne vois rien…

Tout n’est que ténèbre autour de moi.

En tant normal j’en aurais peur,

Mais ce soir cette couleur m’apaise.

Elle est si proche de ce que je veux réellement.

La Mort m’entoure et je me laisse bercer par elle.

J’ai tellement envie qu’elle me prenne,

Qu’elle m’emporte loin de tout,

Loin de lui…

 

Hypnotisé par des illusions

Je ne m’aperçois que trop tard que le décor a changé.

Le ciel semble en feu tant il est rouge et des fumerolles de fumée s’échappant d’ombres imparfaites - sombres vestiges d’édifices passés - créent une atmosphère angoissante, presque étouffante.

Tout n’est plus que ruines, cendre et désolation.

L’odeur âcre du sang m’oblige à regarder plus en détails ce qui m’entoure et me ramène à la dure réalité de mes actes.

A mes pieds gît un cadavre sans visage…

Je ne veux même pas savoir à qui il appartient.

Mais malgré moi, je ne peux détacher mon regard de ce corps sans vie et l’observe plus attentivement.

 

Ses vêtements noirs contrastent avec la pâleur de sa peau. L’un de ses bras est étendu le long de son corps, tandis que son autre main semble, désespérément, accrochée à l’épée, qu’il a, plantée en plein cœur. Comme s’il avait tenté de la retirer avant d’expirer. En m’approchant un peu plus, je constate que c’est celle de Godric Gryffondor qui a tué cet homme.

 

Cette découverte me choque.

La seule personne à n’avoir jamais réussi à manier cette arme, c’est moi.

C’est presque avec effroi que mes prunelles terrifiées révèlent les contours de son visage reptilien et blafard. Ses yeux rouges aux pupilles dilatées me fixent avec haine et je m’attends à tout moment à ce qu’il se relève.

Mais Voldemort n’est plus.

Et c’est moi qui l’ai anéanti.

 

Un haut le cœur me prend alors que je me rends compte que je ne suis pas mieux que lui.

Quand bien même ne lui restait-il plus aucune humanité, il n’en était pas moins un homme…

Homme que j’ai tué…

Je suis un assassin, un meurtrier…

Même si c’est l’unique vie que j’ai prise.

J’ai les mains tâchées de sang.

De son sang. 

 

Je recule, soudainement effrayé par l’acte que j’ai commis et trébuche.

La boue a une étrange couleur : métissage entre le rouge et le marron.

Je détourne un instant la tête de ce nauséeux mélange pour voir ce qui m’a fait tombé et découvre le corps calciné de Colin Crivey. (3)

Je sursaute tant je suis surpris, puis j’approche timidement ma main pour redessiner ses traits déformés par la peur et la douleur.

Seigneur… Pourquoi lui ?

Je sens mes larmes glisser lentement le long de mes joues alors que mes paupières se ferment, hantées par la souvenir de sa mort.

 

¤

 

Voldemort tombe…

Je m’écroule…

Un Mangemort…

Un sort…

Un contre-sort…

Un Avada Kedavra contre un Protego.

Des yeux chocolat qui pétillent de malice…

Un sourire de reconnaissance,

Un sourire qui désarme,

Un sourire qui s’efface,

Un Incendio trop vite lancé,

Des réflexes distraits.

Un corps qui se consume sous les rires démentiels d’un partisan du mal,

Sous des cris de douleurs et de terreurs,

Sous des larmes impuissantes…

Et puis plus rien.

 

¤

 

Je me lève précipitamment et m’enfuie

Comme pour échapper à ces images macabres.

Je déchante rapidement au fur à mesure de mes pas…

Le sol est jonché de cadavres, dont je reconnais la plus part d’entre eux.

Ernie McMillan, Poufsouffle…

Une goutte d’eau…

Terry Boot, Serdaigle…

…Sur ma joue…

Susan Bones, Poufsouffle,

…Il pleut ?

Katie Bell, Gryffondor,

…Pourtant je ne sens rien…

Justin Finch-Fletchley, Poufsouffle,

Encore…

Padma Patil, Serdaigle,

Ça glisse…

Zacharias Smith, Poufsouffle

C’est froid…

Alicia Spinnet, Gryffondor,

C’est humide…

Tous des membres de l’AD, c’est comme si je les avais tué moi-même, puisque c’est moi qui les ai entraîné à se battre…

…Je pleure ?

Ah ! Elle est belle l’Armée de Dumbledore !

Elle s’est fait étalée en moins de deux et du côté des Serpentard combien ?

Trois fois moins…

Pansy Parkinson, Vincent Crabbe, et Milicent Bullstrode …

A croire que les Mangemorts étaient mieux entraînés que nous !

Pathétique…

 

Un rire cynique s’échappe de ma gorge, tandis que mes larmes redoublent d’intensité.

Cette guerre c’était censé être la mienne !

Tué ou être tué…

Alors pourquoi suis-je entouré de morts ?

Pourquoi me retiennent-ils ici ?

Qu’ai-je fais ?

 

Toutes ces questions…

Toutes ces émotions…

M’accablent.

Je ne peux en supporter davantage et me laisse tomber à genoux dans ce bain de sang.

Je porte mes mains à mon visage et sanglote.

Mon cœur saigne, mon cœur pleure…

Il a mal…

J’ai si mal.

Je veux quitter cet endroit !

Ce monde n’est pas pour moi…

Ce n’est pas le mien !

Ce n’est pas celui pour lequel j’ai combattu !

Pour lequel ils ont combattu !

Mais leurs visages reviennent me hanter.

Ne me laisseront-ils jamais en paix ?

Leurs rires résonnent dans mes oreilles,

Chaque intonation de voix…

Chaque parole dite

Chaque regard…

Et puis des cris…

Des cris de rages,

Des cris de souffrance,

Des cris de douleurs,

Parfois étouffés par des sanglots.

Et je les revois un à un se faire tuer devant moi.

 

Et je crie, je hurle devant l’horreur des images qui défilent devant mes yeux

Tant et si bien que je ne me rend même pas compte que mon cauchemar n’est plus.

Mais ces visions me poursuivent et m’obsèdent.

Et tout en criant, j’essaye de reprendre mes repères.

Je suis sur un lit. Dans une chambre…

Je ne sais pas dans laquelle, mais je sais qu’il est là.

Je sens le poids de son regard sur moi

Impassible.

Il me regarde souffrir et ne dit rien

Il sait que je prendrai le moindre geste pour de la pitié et je n’en veux pas

Surtout venant de lui

J’aurais dû mourir

 

¤

 

Je prends contact avec la réalité lorsque ma voix s’éteint. Basculant en arrière, je me laisse retomber sur le matelas, le souffle court.

Une main glisse dans mes cheveux, et je lève mes prunelles encore effrayées pour rencontrer son regard de glace.

Un sourire timide se peint sur mon visage, alors qu’il me tend une potion parme.

Ne cherchant pas à savoir ce que c’est, je la bois et ferme de nouveau mes paupières.

 

« Tu restes avec moi ? » je lui murmure.

 

Il ne répond rien, mais je devine son corps s’allonger près du mien.

Ses bras m’enlacent tendrement et je me laisse aller contre lui.

Curieusement, je me sens en sécurité.

Il dépose un petit baiser sur mon front, puis se niche dans mon cou, embrassant également ma nuque, avant de s’endormir profondément.

Je ne tarde pas à l’imiter.

 

¤¤¤¤¤

 

Au petit matin, les pâles rayons du soleil filtraient au travers des rideaux de la chambre, venant se perdre sur deux corps tendrement enlacés.

Draco ouvrit paresseusement les yeux, et regarda attentivement le corps endormi du brun, blotti contre lui. Ce n’était pas la première fois qu’il l’avait dans son lit, mais c’était la première fois qu’il y restait.

 

Un sourire de pur bonheur naquit sur ses lèvres.

 

Il se pencha légèrement et vint mordiller l’épaule offerte. Puis il parcourut sa peau de petits baisers papillons, remontant le long de son cou pour finir par effleurer amoureusement ses lèvres. Il embrassa doucement chacune de ses joues, son front et enfin ses paupières, qui papillonnèrent un instant avant de s’ouvrir sous deux orbes émeraudes.

 

Harry se perdit dans son regard de glace, qu’il adorait plus que tout.

C’était son seul repère… La seule chose qui n’avait pas changé depuis la chute de Voldemort.

Et pourtant, ce matin, en les examinant de plus près, il s’aperçut qu’ils n’avaient plus la même teinte glacée, et curieusement, cela ne l’affecta pas.

Au contraire, cette petite étincelle indéchiffrable, lui réchauffait le cœur, et un sourire tendre éclaira son visage.

 

« Tu es resté ? » murmura t-il

 

« Comme tu le vois »

 

Les doigts du Serpentard ne cessaient de caresser la chevelure ébène dans laquelle ils s’étaient oubliés, cherchant, à sa manière, à réconforter le brun.

 

« Pourquoi ? Je suis un assassin. »

 

« Non. Tu es un héros »

 

Harry se redressa vivement, agacé d’être traité comme tel, alors qu’il avait tué un homme, aussi dangereux soit-il.

 

« Non ! Je suis comme lui ! Des centaines de personnes sont mortes à cause de moi, pour moi ! Pourquoi tout le monde a voulu s’en mêler ? Ça ne pouvait pas être seulement lui contre moi ? »

 

La voix du Survivant se brisa en un sanglot, tandis qu'il murmurait des pourquoi qui resteraient sans réponse. Et lentement, les larmes si longtemps contenues se mirent à couler. (4)

                                                                                       

Le blond tendit une main vers la joue de son amant, et l’effleura doucement, chassant au passage les quelques perles d’eau égarées.

 

« J’aimerais te mentir et t’inventais une jolie petite histoire, comme on en raconte aux enfants pour apaiser leur souffrances. J’aimerais enjoliver la vérité pour, de nouveau, voir cette lumière au fond de tes yeux…Mais tu n’es plus un enfant, et la guerre n’est pas un conte de fée. Tout ce que tu désires aujourd’hui appartient maintenant au passé. Cesse de te torturer ainsi. Il n’y a des choses contre lesquelles on ne peut rien »

 

« Tu me dis que la guerre n’est pas un conte, pourtant je n’en vois pas la différence. Dans chaque histoire, il y a toujours un combat, celui du Bien contre le Mal… C’est pareil pour la guerre… Chacun se bat pour une cause qu’il croit juste. La gentillesse, l’amour… La haine, la méchanceté… tout ça ne sont que des notions dont on affabule le héros et son ennemi. Mais dans les deux cas, il y en a toujours un qui triomphe. La logique veut, pour ne pas que l’on sombre dans le désespoir, que ce soit toujours le « gentil », le sauveur de tout un peuple qui l’emporte

Mais il arrive parfois que le héros ne soit pas le vrai gentil de l’histoire… Il arrive parfois qu’il ait un côté sombre… Et malgré tout on l’acclame comme tel. Pour moi, un héros se doit d’être pur, il doit avoir cru jusqu’au bout en la cause pour laquelle il se battait.

Moi je ne suis personne. Je ne suis pas un héros parce que je n’ai pas pu empêcher cette guerre de se produire. Je n’ai pas su arrêter ce démon avant qu’il ne prenne trop d’ampleur, pire c’est moi qui lui aie permis d’acquérir cette force. J’ai douté de mes propres capacités, je suis souillé de son sang… Je suis sombre. On m’adule comme un héros alors que l’on devrait me mépriser pour avoir déclenché ce carnage. Rien de tout ceci ne serait jamais arrivé si je n’avais pas survécu la première fois qu’il a pointé sa baguette sur moi !! Tout est de ma faute !!! »

 

« Non ce n’est pas ta faute… Si tu dois blâmer quelqu'un alors que ce soit le Destin. A l’époque tu n’avais pas conscience du danger que représentait Voldemort. Depuis, tu as tout fait pour le détruire, pour réparer cette erreur qui avait été commise et tu as réussi. Et s’il y a bien une chose que tu as oublié, c’est qu’un héros, est avant tout un être humain… Avec ses défauts et ses qualités…Il n’a pas à porter tout seul le poids du monde… Tu n’es peut-être pas le héros que l’on attendait tous, un héros comme dans les contes, mais tu es le mien… »

 

Si au début, le Gryffondor voulait protester, ses mots moururent dans le fond de sa gorge, tant il était ému.

 

« C’est vrai, c’est de ta faute si je t’ai détesté pendant toutes ces années, si j’ai choisi ton camp, si avant de te laisser aller combattre, je t’ai aimé toute la nuit, si mes parents sont morts pendant la bataille… C’est vrai… C’est de ta faute… Mais s’il y a bien quelque chose que tu ignores… C’est que tout ceci était vital pour moi. Si tu n’étais pas ce que tu es, je ne serais pas ce que je suis. Tu m’as ouvert les yeux en m’apportant l’attention que je réclamais… Tu m’as tendu ta main dans l’obscurité de ma vie… Et tu étais ma lumière qui me souriait et me guidait quand je perdais tout espoir. »

 

« C’est pour ça que tu veillais toujours sur moi ? »

 

Harry avait de plus en plus de mal à retenir ses larmes, qui s’échappaient sans honte de ses yeux embués, et s’échouaient, pour la plupart sur une main pâle, dont le pouce caressait, distraitement, la joue rougie d’avoir trop pleurer.

Le Serpentard rit doucement avant de reprendre d’une voix tout aussi tendre et sensuelle :

 

« Tu es la seule personne à m’avoir vu tel que j’étais vraiment. Tu n’agissais pas comme tout le monde. Tu ne m’as jamais considéré comme un enfant prodigue ou un sang pur. Tu t’en foutais je crois…Tu m’as rendue cette haine que je te vouais, tu m’a traité comme un être humain comme les autres, même quand je jouais au parfait petit Serpentard… Je ne pouvais pas perdre quelqu'un d’aussi exceptionnel que toi… Et je me demande Harry, quel est ton secret ? »

 

Le brun sourit, et reposa sa tête contre l’oreiller. Leurs visage n’étaient qu’à quelques centimètres l’un de l’autre et Harry pouvait voir ses yeux bleu glace pétiller de malice. Il se souleva légèrement pour permettre au blond de retirer sa main qu’il écrasait, avant de venir à sa rencontre et d’enlacer timidement leurs doigts.

Ses lèvres s’étirèrent un peu plus lorsqu’il murmura, vaincu :

 

« Et toi, Draco Malfoy, quel est donc ton secret, pour avoir su me toucher au plus profond de mon âme ? »

 

Draco ne put s’empêcher, une fois de plus, d’aller toucher la peau veloutée de son compagnon, afin de câliner de son pouce sa pommette, dans un geste de réconfort.

 

« Mon secret ? répondit-il le sourire aux lèvres, ses yeux glacés, toujours plongés dans le regard émeraude. C’est toi… Tu es le miroir de mon âme, c’est la raison pour laquelle il est si facile de t’atteindre. Tu es aussi pur que moi je suis sombre, aussi honnête que je suis fourbe, aussi modeste que je suis prétentieux, aussi aimable que je suis arrogant, aussi altruiste que je suis narcissique, aussi courageux que je suis lâche, aussi fort que je suis faible… Aussi vrai que je suis faux. C’est parce que tu es toi, que je peux atteindre ton âme parce qu’elle est intouchable pour moi. »

 

Aussi curieux que ça puisse être Harry éclata de rire avant de contredire le Serpentard.

 

« Tu n’es pas sombre, tu es un brin ténébreux. Tu n’es pas fourbe, tu es malin. Tu n’es pas prétentieux, tu es ambitieux. Tu n’es pas arrogant, tu es fier. Tu n’es pas narcissique, tu t’aimes comme tu es. Tu n’es pas lâche, tu es réfléchi. Et tu n’es pas faible car tu as le courage de tes positions. Ce sont toutes ces petites différences qui font que je t’aime comme tu es. »

 

Que répondre à ça ? Que dire quand celui qui a été votre rival pendant tant d’années, votre meilleur ennemi, connaît mieux que vous, votre véritable visage ? Que faire quand vous savez que c’est votre haine mutuelle qui vous a fait vous connaître mieux que vous-même ? Quand il redonne ses vraies formes, à votre reflet que vous aviez déformé ?

 

-

C’est simple.

On ne répond rien.

On ne dit rien.

On ne fait rien.

On se contente de l’embrasser tendrement, pour le remercier d’avoir su vous percer à jour. D’avoir vu derrière votre masque et de vous aimer comme vous êtes.

-

 

Et ce que Draco fit. Il embrassa doucement sa Némésis, pour le remercier d’être ce qu’il est, pour être toujours là après tout ce qui lui ait fait subir, et pour essayer de lui faire comprendre, à sa manière, tous ces sentiments qui lui assaillent le cœur et sur lesquels il a peur de mettre un nom.

 

Il lui mordilla doucement la lèvre inférieure, mettant fin au baiser d’une manière tout à fait sensuel. Le brun ouvrit paresseusement les yeux, savourant encore la douceur de ses lèvres contre les siennes. Il plongea son regard dans une mer de glace, revoyant briller plus intensément encore la petite étincelle.

Le Serpentard, qui attendait avec impatience ce moment, murmura alors tout contre sa bouche :

 

« Et toi ? Quel est donc ton secret pour avoir su voir mon vrai visage »

 

Il sentit le sourire de Harry, juste avant que celui ne lui dépose un chaste baiser sucré.

 

« Ce sont tes yeux. Tu t’en aies peut-être jamais aperçu, mais tes yeux t’ont toujours trahi. Pour chaque sentiment qui t’envahit, ils prennent une teintes différentes. »

 

Il colla un peu plus son corps contre celui délicat mais finement musclée du blond, enfouissant son visage dans le creux de son cou, dans un petit rire cristallin. Draco pouvait sentir le souffle chaud contre sa peau, lui envoyant une myriade de petits frissons dans le dos. Il le serra cependant tout contre lui, son bras enlaçant sa taille fine, mais indéniablement masculine, sa main jouant toujours avec ses mèches de jais.

 

« Mais la couleur que j’aime par-dessus tout, c’est celle que tu as en ce moment. Bleu glace. Pourtant il y a cette petite étincelle qui les éclaire… C’est bleu clair beaucoup plus doux, presque givré. Et ça me perturbe un peu parce que je ne l’ai vu qu’une seule fois, si on excepte hier soir... C’était cette fameuse nuit… J’ai peur de ce qu’elle signifie… Pire encore…J’ai peur de mal l’interpréter… Dis-moi… Ce que tu ressens en ce moment… Rassure-moi…Sil te plait… »

 

« Je ne sais pas…répondit-il en resserrant son étreinte. C’est la première fois que j’éprouve… ce sentiment…J’en ai… peur… moi aussi. »

 

« Tu sais, cette petite flamme, si elle est bien ce que j’imagine… Et bien… Je crois que je pourrais m’y faire…Laisse parler ton cœur… et dis-moi ce qu’elle est… »

 

Déterminé à saisir sa chance, Draco s’écarta doucement du Gryffondor pour pouvoir plonger ses prunelles givrées dans celles inquiètes du brun.

 

« Je pense… que c’est de… de l’amour… »

 

Harry lui offrit un sourire magnifique, heureux que sa réponse concorde avec la sienne.

 

« Oui… C’est une possibilité… Au moins je saurais quand tu ne m’aimeras plus ! »

 

« Ce jour n’est pas prêt d’arriver, crois-moi »

 

Et pour prouver ses dires, il captura ses lèvres pour un long et fougueux baiser, serment d’un avenir radieux et ensoleillé. Intérieurement, il se promit de tout faire pour ne plus perdre cet éclat, qui s’était ravivé lorsqu’il avait prononcé ces derniers mots.

Cette lumière qui l’avait sortie de l’enfer de son nom… Et qui l’avait fait l’aimé.

 

 

Owari

 


 Petites notes utiles ou non XD :

 

(1)   On dit Merci Nami Himura pour avoir traduit les paroles à partir d’une version anglaise.

(2)   Entre jaune chamois clair et abricot. De la couleur de la toile de Nankin.

(3)   Vraiment désolée pour les fans de Colin. J’ai d’ailleurs hésité longuement avant de le tuer, mais comprenez moi, il me harcelait !!! Juste pour exemple, je cherchais quelque chose dans le Tome 2 et à chaque fois que je m’arrêtais sur une page, il fallait qu’il soit là !! lol Mais je ne renoncerais pas, j’écrirais ce HP/CC dès que j’aurais une idée !! N’hésitez pas, si c’est le cas J

(4)   Là encore, on dit re-merci Nami qui dans un élan d’inspiration ma gentiment trouvé cette phrase.

 


 

Voilà Voilà !!

Je trouve que ça vire au PWP, mais ça c’est ma vision perso, et là votre qu’elle est-elle ??

Lily, très curieuse !!

 

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 Mauvais Pressentiment (le 11/10/2005 à 22h53)

Auteur : Lily.B le retour XDDD

Disclamer Toujours pas à moi que ça en est désespérant :(

Genre : Suite à la réaction d’une de mes bêta, je vous conseilles de prévoir la boites de mouchoirs… ¤ Lily qui se demande quand elle écrira quelque chose de joyeux ! humm…¤ Angst/Love et tristoune !

Pairing : DM x HP of course

Avertissement : Attention, ceci est un Slash, je répète ceci est un SLASH, je prierais donc aux homophobes d’aller voir ailleurs si j’y suis. De plus la deuxième partie contient un lime rajouté par les bons soins de dark.setsuna parce qu’elle trouvait que cela manquer. Pour toutes réclamations, plaintes ou autres… Veuillez vous adressez à elle… Sinon n’oublier pas de la remercier.

Rating : On va dire T je comprends toujours pas ces ratings :(

Résumé : De tout temps, j’ai toujours eu, au plus profond de moi, la peur de te perdre. C’est pour cela que ce soir… Cette nuit… Je te serre une dernière fois contre moi…Je profite de ces derniers instants de bonheur avant que l’on me les enlève.

Note&Co : Me voilà de retour avec un nouveau One-Shot… Je délaisse momentanément la section Yu-Gi-Oh ! pour le présenter… Vous pouvez pas savoir à quel point l’appel du Seto/Yami est irrésistible XD
J’espère qu’il vous plaira.

Remerciement : A Yami Aku, dark.setsuna et Nami Himura pour vos corrections ! Oyez brave gens, sans toutes ces bêtas cette fic ne serait qu’un immonde tas de fautes d’orthographe !

Sur ce vous pouvez maintenant lire tranquille XD

Bonne Lecture !!


~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

 

Mauvais Pressentiment

 

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

 _

 

 

 

 

De tout temps, j’ai toujours eu, au plus profond de moi, la peur de te perdre.

Le seul fait de te savoir séparé de moi à jamais me fait mal au cœur…

Je ne peux imaginer ma vie sans toi…

Cela serait tellement vide.

Où irais-je ? Et que ferais-je ?

Nous somme encore si jeunes.

C’est pour cela que ce soir… Cette nuit… Je te serre une dernière fois contre moi…

Je profite de ces derniers instants de bonheur avant que l’on me les enlève.

Demain.

Je serais fixé.

Mauvais pressentiment ou simple peur de te perdre ?

J’espère vraiment que c’est la peur.

Cette peur sourde qui me dévore les entrailles et que je refoule sans cesse, passant le plus de temps avec toi.

Mais le fait est qu’elle est toujours là…

Quand je mange, et quand je bois.

Quand je dors et quand je rêve inlassablement de toi…

Quand je te fais l’amour et me noie dans ton regard de jade…

Elle est présente…

Elle est ancrée en moi…

Tatouée sur ma peau…

Dans chaque geste tendre et dans chaque mot doux….

Elle est comme mon reflet dans un miroir.

J’arrive à te la cacher…

Mais parfois, comme ce soir le masque se fendille et tombe.

Je sens ma gorge se serrer et des larmes glisser lentement sur mes joues…

Pourquoi pleurerais-je si ce n’était pas un mauvais pressentiment ?

J’ai peur…

J’ai si peur…

Je ne veux pas qu’on t’arrache à moi…

Pas comme ça…

 

Et je la sens monter en moi,

Perfide et glaciale

Traîtresse et mensongère

Emprisonner mon cœur et ma raison…

Je ne sais plus quoi penser… Je ne peux même plus respirer…

Pourquoi est-ce à moi que ça arrive ?

Pourquoi maintenant ?

 

Mon étreinte autour de ton corps chaud se fait de plus en plus forte….

Et pourtant tu dors encore…

Bercé par la force de mon amour.

 

Je t’aime tu sais ?

Je ne te l’ai jamais dit

Mais pourtant, ces sentiments sont bien là…

Bien cachés au plus profond de mon cœur…

Parce que ce sont des choses que je ne sais pas dire…

Un jour peut-être…

Mais pas maintenant…

Je veux te les dire, je veux que tu les aies entendus… Que tu le saches avant de mourir.

 

Je ne veux pas te perdre et tant pis si c’est égoïste de ma part !

Après tout, n’est-ce pas ce que tu me reproches le plus souvent ?

Ce n’est pas comme si, on pouvait me condamner. Pour une fois…

 

Alors je ferme les yeux et me laisse petit à petit envahir par le sommeil…

Cette douce torpeur que je ne voudrais quitter, demain, si tu n’es pas à mes côtés.

J’embrasse une dernière fois ton front,

Caresse tendrement ta joue…

Et effleure amoureusement de mes lèvres les tiennes…

Avant de prier tous les Dieux auxquels je ne crois pas

Pour te revoir vivant le lendemain.

 

¤¤¤¤¤

 

Je me réveille doucement.

Les pâles rayons du soleil filtrant au travers des rideaux viennent me chatouiller la joue et m’apporte une chaleur autre que la sienne.

Je n’ai pas besoin d’ouvrir les yeux pour savoir que il n’est plus à mes côtés…

Il est déjà parti… Me laissant au pays des rêves le temps d’un instant avant de passer au cauchemar de l’angoisse à mon réveil.

Instinctivement je resserre les draps sur moi…

J’ai froid…

J’ai peur…

 

Il a longtemps insisté pour que je ne l’accompagne pas,

Prétextant qu'il préférait me savoir en sécurité plutôt qu’en danger près de lui.

Je revois encore nos disputes houleuses face à ce problème épineux…

N’avais-tu donc pas assez confiance en mes qualités ?

En moi ?

 

Mais ce n’était pas une question de confiance, n’est-ce pas ?

C’était une question de peur.

C’est pour ça que j’ai cédé.

Et que je me retrouve à affronter seul la mienne…

A combattre ce mauvais pressentiment qui m’a rongé toute la nuit.

 

Je me décide finalement à ouvrir les yeux.

Une rose posée sur le drap avec un mot me sourit.

Je ne peux qu’afficher une expression boudeuse :

C’est moi qui fais ça d’habitude.

Voleur d’attention particulière !

Mais au fond, je suis bien content qu'il pense à moi de cette façon.

 

Je m’imprègne une dernière fois de son parfum avant de me redresser dans le lit.

J’hume la rose, puis la repose.

Je combats la peur qui s’empare de moi alors que je prends le petit bout de papier.

 

« N’es pas peur… Je serais bientôt là… C’est une promesse… Je t’aime »

 

Un rire glacial s’échappe de mes lèvres sans que je puisse le contrôler…

Il me demande de ne pas avoir peur…

En d’autres mots de ne pas m’inquiéter ?

Mais quel imbécile !

Quel genre d’homme serais-je si je ne m’inquiétais pas un temps soit peu de la personne que j’aime ?

Vraiment c’est ridicule !

Et ce rire sans joie ne fait que renforcer ce mauvais pressentiment.

Il résonne dans notre appartement

Vide de toute âme.

De toute vie…

 

Je me lève, indifférent à cette douleur sourde qui m’empoigne le cœur…

Ça va passer... Ça passe toujours…

Et puis il m’a promis qu'il survivrait…

Qu'il serait bientôt de retour…

Et Harry tient toujours ses promesses,

N’est-ce pas ?

 

Je tente tant bien que mal de me rassurer…

Mais pour être honnête, je ne crois pas un mot de ce que je pense…

Vous y croyez-vous ?

Et bien pas moi…

J’ai ce sentiment qui me ronge… Qui me dévore…

Qui me pousserait à commettre l’irréparable.

Une putain de peur égoïste,

Une putain de peur d’enfant !

Qui fragilise tout mon être et me rend dépendant d’une présence.

 

Je me glisse sous la douche,

Et l’eau qui coule sur ma peau,

Emporte avec elle toutes ces appréhensions.

Après tout aujourd’hui est un jour comme un autre ?

Il y a des gens qui vont mourir et d’autres qui vont naître…

Des gens qui vont souffrir et d’autre qui vont survivre…

Oui, en fait, aujourd’hui est un jour comme les autres…

Il sera noir et sanglant…

Mais comme tous les autres.

La Terre ne va pas s’arrêter de tourner,

Même si ses mers se repeignent en rouge,

Même si sa terre devient cendre,

Même si ses paysages deviennent ruines…

Non vraiment.

Alors pourquoi je me fais tant de souci ?

C’est un jour comme un autre.

Honnêtement Draco, tu ne convaincs personne là.

 

Aujourd’hui est différent parce que c’est le jour où le Survivant affronte son Destin…

Où l’homme que j’aime se bat pour tout un peuple au nom de la paix et de la justice.

Où l’homme que j’aime se bat pour moi, pour nous… Pour notre avenir…

C’est le jour où tout va changer…

Que ce soit en bien ou en mal…

Aujourd’hui le monde change de face…

Et si Harry ne revient pas…

C’est tout mon monde qui s’écroule.

 

Finalement, me retrouver seul en ce jour funèbre n’est pas conseillé.

J’aurais dû insister plus.

Granger et Weasley ont eu le droit de l'accompagner…

D’être avec lui, là où j’ignore qu'il est. 

Et moi, je suis obligé d’attendre ici…

D’attendre bien sagement  que cela se passe.

 

Je sors de la Salle de Bain et m’habille rapidement de ses vêtements.

Il est bien trop loin de moi pour que je ne puisse m’habituer à son absence.

Je me dirige vers la bibliothèque, prends quelques livres,

Et vais m’installer dans le salon.

 

Et commencer l’attente.

Oublier cette angoisse…

Ce mauvais pressentiment qui ne quitte pas…

Qui n’est peut-être même pas justifié…

Qui n’est peut-être que le fruit, le reflet de ma propre peur.

Mais qui est toujours bel et bien présent et qui se rappelle à moi

Dans les moments où je suis le plus vulnérable…

Où ma solitude contemple tristement mes faiblesses

Où je ne suis plus que l’ombre de moi-même.

 

Ce n’est ni un manque de confiance, ni un manque d’amour…

Au contraire…

C’est un trop plein.

Un trop plein qui alimente mes frayeurs et mes cauchemars.

Ça devrait être interdit d’aimer comme ça…

Aussi bien pour nous, que pour tous les autres…

Ça nous éviterait bien des souffrances inutiles.

 

Ça éviterait à mes larmes de glisser à nouveau le long de mes joues, 

D’être enchaîné à cette peur de perdre l’autre

Qui nous rend jaloux,

Qui nous rend fou…

Ça éviterait bien des tourments, et bien des soucis

Si seulement la peur n’était pas le propre de l’homme

Au même titre que les larmes

 

Mes paupières se ferment accablées par tous ces chagrins,

Ces remords, ces peurs…

Et je plonge de nouveau au pays des cauchemars sans rêve.

 

¤¤¤¤¤

 

Je me sens si bien…

La douce chaleur qui m’enveloppe est si rassurante que je ne voudrais jamais la quitter.

C’est comme si j’étais à ma place… Comme si rien n’avait changé…

Le tumulte qui m’habitait semble soudain s’être envolé…

Ma peur, apaisée…

 

J’entrouvre les yeux et découvre avec stupeur que la « douce chaleur » n’est autre que le corps hâlé de mon amant.

Je me redresse vivement, le réveillant par la même occasion.

Comment me suis-je retrouver dans notre chambre alors que j’étais dans le salon… Quel jour est-on ? Pourquoi Harry est-il ici ?

Mon trouble doit se lire dans mes yeux car il pose une main tendre sur ma joue, m’intimant de me calmer.

 

« Que… Quoi ? »

 

Je le vois sourire. C’est que ça l’amuse en plus !

Est-il seulement conscient de ce que j’ai pu ressentir durant son absence ?

 

« C’est fini » me dit-il...

 

Bordel. Je comprends rien.

 

« De quoi ? Où ? Quand ? Comment ? »

 

« Le Lord Noir. A Oxford. Hier à 22h54. Je l’ai tué. »

 

J’ouvre ma bouche puis la referme dans une parfaite imitation ridicule du poisson rouge alors que j’enregistre les informations.

 

« Et tu n’as rien ? »

 

Je tends une main hésitante vers lui.

J’ai peur de le toucher…

Peur que tout ceci ne soit qu’un rêve.

 

« Oh si, bien sûr quelques cicatrices de ci, delà, mais mis à part ça… »

 

Je ne le laisse pas finir sa phrase que je l’attire brusquement à moi et l’enlace amoureusement, soulagé de le savoir de nouveau avec moi.

 

« Tu es revenu » je murmure.

 

« Ne te l’avais-je pas promis ? »

 

Si. Et Harry Potter tient toujours ses promesses.

 

« Et qu’est-ce que je fais là ? Je veux dire dans notre lit ? »

 

« C’est beaucoup plus confortable que le canapé, tu ne trouves pas ? »

 

« Stupide Gryffon ! » je râle.

 

C’est que j’ai eu peur. Et lui, il glousse. Ce qu’il m’énerve.

J’ai passé les pires vingt-quatre heures de ma vie.

Bon d’accord, je me suis endormi et alors ?

Le stress c’est assommant.

Et lui, il se marre !

Je le hais !

 

« Tu me raconteras ? » je lui demande dans une toute petite voix tandis qu’il nous recouche.

 

« Promis » me répondit-il avant de m’embrasser tendrement.

 

C’est si bon. J’adore sentir ses lèvres sur les miennes…

Sa langue jouer contre la mienne…

Je ne saurais jamais ce qu’était cette appréhension, ni pourquoi elle s’est subitement emparée de moi.

Elle est partie se terrer au plus profond de mon âme et c’est tout ce qui compte.

Ça… Et les caresses de Harry…

D’ailleurs, il me semble qu’il devient trop entreprenant…

Dominant…

Un Malfoy ne se soumet jamais,

Même quand il aime !

D’ailleurs, je vais m’empresser de lui rapprendre.

 

Au fond,

Si on a peur pour les gens auxquels on tient.

C’est qu’on les aime non ?

Et c’est tout ce que j’ai besoin de savoir.

 

J’inverse subitement la situation, le plaquant entre moi et le matelas

Un sourire se peint sur ses lèvres, il me dit que mon immobilisme le surprenait jusqu’alors

Ma main glisse le long de son torse et s’hasarde sous son tee-shirt

Sa bouche effleure alors la mienne tendrement

Il m’embrasse longuement, comme pour me rassurer, me confirmer sa présence à mes côtés

Mes doigts s’aventurent rapidement le long de la braguette de son pantalon 

Il me mord la lèvre d’un geste mutin et remue des hanches sensuellement.

Je meurs d’impatience de le faire mien, de le posséder et de ne plus jamais risquer de le perdre  

Harry Potter m’appartient, soyez-en certain

Il se cambre langoureusement tout contre moi, me murmure qu’il ne me quitterait pour rien au monde

Quand soudain …

 

¤¤¤¤¤

 

Une douce et fraîche caresse sur ma joue, me fait papillonner des cils.

Qui ose me réveiller alors que je faisais un si plaisant rêve ?

Minute…

J’ai bien dit rêve ?

J’ouvre brusquement les yeux et me noie dans un regard bleu nuit, pétillant de malice.

Blaise…

Mais qu’est-ce qu’il fiche ici ?

Je n’ai pas le temps de lui demander qu’il me jette un pull au travers du visage.

 

« Habille-toi ! » m’ordonne t-il

 

Par réflexe et sans doute encore à moitié endormi, je m’exécute.

Une minute… Une minute !

Depuis quand Zabini me donne t-il des ordres et moi que je lui obéis ?

J’ai soudainement un nœud au fond de l’estomac…

 

ÇA NE VA PAS DU TOUT ÇA !!

 

« Qu’est-ce qui se passe Zabini ? Qu’est-ce que tu fais là ! Je te croyais… »

 

Le reste de ma phrase se meurt au creux de mes lèvres tandis que je commence à entrevoir la situation…

Ce n’est pas possible… N’est-ce pas ?

Ce n’est pas ce que je crois…

 

« Blaise… » geins-je

 

Il s’immobilise soudainement au milieu du hall…

Son regard me fuit…

Et je le devine, plus que je ne le vois se mordre la lèvre inférieure…

Il ne devrait pas être là !

Il le sait et sait que je le sais…

 

Mon angoisse délaissée ressurgit alors en moi

Tel un feu pour me brûler vif.

 

« Où… »

 

J’ai peur de poser la question qui me pique la langue…

Ou plutôt… J’appréhende surtout la réponse qui va suivre…

 

« Où…Où est Harry ? » je demande finalement…

 

« Habille-toi Dray… sil te plaît »

 

Il ne me regarde toujours pas et son manège comme sérieusement à m’agacer,

Alors que ce mauvais pressentiment qui avait,

L’espace d’un instant cesser d’exister…

Réapparaît traîtreusement en moi…

Ma laissant comme un goût amer dans la bouche.

 

« BORDEL ZABINI !!! REGARDE-MOI QUAND JE TE PARLE !!! »

 

Mon brusque éclat de voix n’a aucun effet sur lui.

Il a, à peine bougé… n’a pas sursauté…

Comme si il s’y attendait.

 

Son visage se tourne doucement…

Enfin, autant que cela lui soit possible étant donné qu’il est toujours dos à moi.

 

« Habille-toi… » répète-t-il obstinément.

 

Sa voix plus lasse que d’habitude…

Comme une supplique muette,

Me fait accéder à sa demande.

Et ignorant ce sentiment qui me broie le cœur,

Je m’engage dans la salle de bain pour me rafraîchir un peu,

Et accessoirement retrouver fière allure…

Parce que vous m’excuserez, mais un Malfoy avec une chemise froissée et bien…

Ça fait tâche.

 

Lorsque je reviens dans le salon,

Blaise n’est plus là…

Il m’attend à l’entrée,

Près à partir.

Cela ne fait que renforcer l’étrange sentiment qu’il avait fait naître

Dès l’instant où j’avais posé les yeux sur lui…

Il aurait dû être avec Harry…

 

J’enfile hâtivement ma veste,

Et le regarde enfin.

 

« Où allons-nous ? » j’interroge, un mélange de crainte et de curiosité se traduisant dans ma voix.

 

Il joint ses deux mains aux miennes, tandis que j’attends une réponse…

Qui je sais, ne tardera pas à venir, cette fois.

 

« A Saint Mangouste… » souffle t-il.

 

J’ai à peine le temps d’écarquiller les yeux que nous transplanons.

 

¤¤¤¤¤

 

Je suis anormalement calme alors que nous déambulons au travers des couloirs froids et blancs de l’hôpital.

Comme si l’annonce de mon ami m’avait soudainement arraché le cœur…

Comme si… Elle avait ôté tout sentiment de mon âme.

Je me sens vide.

Aucune émotion ne traverse mon visage, redevenu impassible.

 

Je ne cille même pas quand Granger,

Bras bandé, se jette à mon cou pour y déverser ses larmes.

Non je reste de marbre…

 

Mes traits ne se troublent même pas,

Lorsque je l’entends s’excuser…

Me demander pardon…

Je ne jubile pas…

 

C’est étrange cette sensation de ne plus rien ressentir…

De ne plus être vivant…

Humain ?

 

Même cette peur…

M’a abandonné…

Je ne la sens plus couler dans mes veines…

Me glacer le sang… le cœur.

 

Plus rien…

Une simple marionnette…

Un automate…

Voilà ce que j’ai l’impression d’être.

 

Mes gestes sont mécaniques,

Ma voix quand je parle est neutre,

Mes sens sont altérés…

 

J’écoute ce que l’on me dit sans pour autant l’entendre.

Ma vue est floue alors que je distingue chaque angle que forme ce couloir

Mon touché, je crois, est âpre…

 

Granger s’est apparemment écartée de moi…

Puisque Blaise me conduit présentement vers une chambre.

Je vois sans lire un numéro… suivi d’un nom…

Son nom

 

Mon cœur semble soudainement se réveiller,

Tant il s’affole…

Je sens le moindre de ses battements cogner furieusement contre ma poitrine…

Comme s’il allait sortir…

Comme s’il voulait s’enfuir…

 

Je sens de nouveau,

Ce sang glacé couler le long de mes veines…

Et cette peur sournoise s’emparer de mon âme,

Pour former un nœud, au fond de ma gorge.

 

La pièce est d’une blancheur aveuglante,

Qui m’écoeure déjà.

Mes yeux s’attardent sur le seul et unique lit qui l’occupe.

La forme qui se dégage de l’amas de couverture me semble familière…

Trop familière.

 

J’appréhende brusquement ce que je vais voir…

Ce que je vais découvrir…

J’ai envie d’approcher…

De me rassurer…

Ou de tout bêtement constater que je ne suis pas dans la bonne chambre…

Que ce n’est pas Harry que je vois étendu au milieu de ces draps blancs.

 

Mais l’inquiétude me cloue sur place.

J’ai peur de faire un pas…

Un tout petit pas qui risquerait à lui tout seul,

De bouleverser ma vie entière…

 

Pourtant je ne veux pas fuir…

Ne pas être lâche…

N’était-ce pas le principal argument qui me poussait à t’accompagner ?

Non… Je ne suis pas un lâche…

Cette guerre, je voulais la faire !

Je voulais être présent à tes côtés.

Triompher avec toi

Ou

Mourir

Avec

Toi.

 

Je pense qu’aujourd’hui…

C’est le moment de te le prouver…

De te montrer à quel point je peux me montrer,

Fort et Valeureux.

Fier et Courageux.

 

D’être Gryffondor là où le Serpentard est roi…

 

J’avance alors lentement,

Mais résolument vers ce corps aussi pâle que la mort…

Étrangement…

Aucune émotion ne me traverse lorsque je me rends compte qu’il s’agit incontestablement de toi.

Je suis de nouveau vide…

Pourtant, je l’ai bel et bien entendu…

Ce fendillement…

Comme des éclats de verres…

Comme des brisement de miroir..

Comme des lambeaux de cœur…

Comme des morceaux d’âmes…

S’émiettant à mes pieds.

 

Ma main se lève pour aller caresser ton visage,

Puis s’égarer dans tes mèches folles,

Non sans m’avoir dévoilé au passage,

Cette preuve accablante qu’est ta cicatrice.

 

« Que s’est-il passé ? » je questionne, un peu perdu dans la contemplation de mon amant.

 

« Ecoute Dray… Je ne suis pas sûr que… »

 

« QUE S’EST-IL PASSÉ ? »

 

Je vois Blaise baisser la tête…

Il ne veut pas soutenir mon regard…

Sûrement a-t-il trop honte de ne pas avoir tenu la promesse qu’il m’a faîte.

 

« Mais tu vas me répondre oui ? Je ne te demande pas de me faire le récit de la guerre de Troie, je veux savoir où t’as merdé ! »

 

La colère a pris possession de mon être…

Je l’entends plus que je ne la sens…

Ce n’est pas dans mes habitudes d’être aussi grossier…

Et pourtant… Je n’ai pas arrêté avec lui… Aujourd’hui.

 

« Je ne sais pas Draco… Je sais que je devais le surveiller… Et c’est-ce que j’ai fait ! Je t’assure… Mais comprends aussi que je ne pouvais pas l’avoir à l’œil 24h/24…Et lorsque j’ai pu, à nouveau poser mes yeux sur lui… le Lord Noir n’était plus, Harry étendu sur le sol… J’avoue avoir eu très peur à ce moment et je me suis précipité vers lui. Il respirait encore mais ne répondait pas à mes appels. Je l’ai même supplié d’ouvrir les yeux. Mais rien à faire… Je l’ai finalement transporté à Saint Mangouste avant de venir te chercher… »

 

Je n’ai rien dit le long de son récit…

Parce qu’il n’y a rien à dire.

Ma main ne cesse de jouer avec ses cheveux,

Lui prodiguant de douces caresses…

Lui assurant ma présence…

 

Sa respiration est calme…

Ses traits détendus…

Comme s’il dormait paisiblement…

 

« Qu’est-ce qu’il a ? » je m’informe alors..

 

« Ça non plus, on ne sait pas… Les médecins parlent de coma magique… Mais ils n’ont jamais rien vue de tel… Harry refuse de se réveiller… Comme s’il ne voulait pas revenir… Ou ne pouvait pas… »

 

Ne pas vouloir ?

Ne pas pouvoir ?

Ces derniers mots résonnent en moi

Comme sonneraient les cloches,

Annonciatrices de longues heures de souffrance…

D’agonie…

De mort.

 

Owari

 


Merci d'avoir lu jusque là !

Je tiens à préciser que ceci est un One-Shot et donc, par conséquent qu'il n'y aura pas de suite possible... Cependant, un autre OS est en cours d'écriture et il sera, pour ceux qui veulent le voir... Une sorte de séquelle à Mauvais pressentiment...

Une petite review pour me dire ce que vous en avez pensez ?

Bisous à tous !

¤ Lily qui repart faire mumuse avec Seto et Yami ¤

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 Le Secret d'une Etoile (le 05/07/2006 à 10h15)

 

Auteur : Toujours la même XD Lily.B

 

Disclamer : Toujours pas n’à moi non plus…. Mais c’est bientôt Japan-Expo alors qui sait, j’arriverais peut-être à les capturer si je les rencontre là-bas XD

 

Genre : Ficlet,  Shonen-aï, contemplation...

 

Pairing : Devinez….

 

Avertissement : Les esprits tordus comme moi peuvent y voir un slash ou plutôt en l’occurrence du shonen-aï, mis à part ça, je pense que cette fic est vraiment accessible à tous.

 

Rating : K à K+

 

Résumé : Et je me laissais peu à peu envahir par sa voix, si différente des autres jours… Et je me laissais peu à peu guider par ses mots qui m’emmenaient par delà les hautes tours de Poudlard, par delà la forêt interdite et les monts enneigés, me faisant découvrir un autre monde… son monde… Et moi je sombrais.

 

POV de ….. ?

 

¤

 

Je dédicace cette fanfiction à BlackNemesis et Warriormeuh pour être mes étoiles personnelles, ainsi que mes sources d’inspiration au même titre que Force Setsuna XD

 

¤

 

Bonne Lecture !!


~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

 

Le Secret d’une Etoile

 

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

 

 

 

 

Il était là…

 

Allongé dans l’herbe enneigée du Parc à regarder les étoiles scintillées.

 

Le vent frais de l’hiver ne semblait n’avoir aucune emprise sur lui… Il lui chatouillait juste la peau de son souffle aussi éphémère que glacial, le faisant doucement frissonner ; caressait tendrement ses mèches indomptables comme si c’était une main aimante qui le faisait.

 

Et lui… Regardait fixement les étoiles, comme si c’était la dernière fois qu’il les voyait. Ses prunelles si envoûtantes, si pénétrantes regardaient avec mélancolie leur réverbération, et moi, je me noyais dans sa contemplation. En cette nuit froide, jamais il ne m’avait paru si vulnérable, et je ne sais pourquoi mon cœur se serrait.

 

Lentement, je m’approchais de lui. La neige gémissait sous chacun de mes pas. Elle endurait presque en silence, les coups que je lui donnais, laissant derrière moi, les traces de mon crime. Le vent souffla de plus belle, faisant rougir ma peau, cherchant sans doute à me faire payer mon affront.

 

Je n’étais plus qu’à quelques centimètres de lui, et il était impossible qu’il ne m’ait pas entendu arriver… Entraîné comme il l’avait été, il avait dû percevoir ma présence, avant même que je ne me manifeste. Doucement, je penchais mon visage au-dessus du sien. Étrangement, aucune trace de surprise n’étira ses traits. Ses yeux s’ancrèrent un instant dans les miens, avant de revenir se poser sur le ciel étoilé, et je fis de même.

 

Que pouvait-il bien voir dans ce ciel… Que pouvait-il bien voir dans ces étoiles, qui le fascinaient autant ?

 

Mon regard quitta un instant cet océan de douceur, et je me déplaçai légèrement pour mieux m’installer près de lui. Mon corps lourd de toutes ces années de rivalités accueillit gracieusement le repos que je daignais lui accorder, ma tête trouva elle aussi, un endroit pour endormir ma raison et me débarrasser de ces pensées haineuses. Et n’est-il pas meilleur endroit que le torse chaud de votre ennemi qui vous enivrait de sa chaleur, qui vous apaisait de son souffle régulier ?

 

Ainsi, je me sentais bien. Je n’avais pas froid malgré la neige qui mouillait de ses pleurs mes vêtements… Et j’oubliais tout ce qui n’est pas lui et moi, en cet instant. Mes yeux de nouveau se perdirent dans l’immensité parsemée d’étoiles, et je me laissais aller à cette nouvelle sensation de bien-être.

 

Aucun bruit ne vint briser le tableau que nous formions. Seule la douce sonorité de nos respirations éclairait le silence qui nous enveloppait de son aura protectrice. Je ne pensais pas que l’on pouvait se sentir aussi pacifié en présence de son ennemi. Si j’avais su qu’être près de lui m’apporterait autant de sérénité, sans doute aurais-je mis fin à cette guerre personnelle qui ne devait avoir aucun sens pour lui. Si seulement il savait…

 

Un soupir de satisfaction franchit mes lèvres alors que je sentais ses doigts, venir négligemment s’enrouler autour de mes cheveux, jouant presque tendrement avec mes mèches opalines et j’en fermais presque les yeux de plaisir.

 

« Ne ferme pas les yeux… » murmura t-il

 

Je ne pouvais désobéir à une voix si douce, alors je rouvrais lentement mes paupières et me noyait une nouvelle fois dans l’intensité du ciel nocturne.

 

« Regarde… » continua t-il « Regarde… tant que tu peux encore les voir… Ces étoiles scintiller dans la nuit noire. Regarde-les briller avec force, lutter courageusement pour vivre encore l’espace d’un instant parce qu’elles viennent de comprendre que leur beauté éternelle n’était qu’un leurre… Finalement, elles n’avaient pas l’éternité devant elles… Regarde-les étinceler de joies… Entends-tu leur rire ? »

 

Je ne comprenais pas où il voulait en venir. Alors je l’écoutais me raconter sa façon de voir les choses, sa façon de penser. Il me contait l’histoire de ces étoiles capricieuses, et moi, je regardais le ciel, fasciné par ce qu’il disait.

 

Et je me laissais peu à peu envahir par sa voix, si différente des autres jours… Et je me laissais peu à peu guider par ses mots qui m’emmenaient par delà les hautes tours de Poudlard, par delà la forêt interdite et les monts enneigés, me faisant découvrir un autre monde… son monde… Et moi je sombrais.

 

« Regarde-les, si fières et arrogantes, se pavaner sous l’encre de la nuit… Elles pourtant si douces et vulnérables. Regarde-les redonner, par leur éclat, un peu d’espoir à ceux qui n’en n’ont plus…. Regarde-les, consoler les cœurs en peines ; guider les âmes errantes… Regarde-les, encore et toujours, veiller sur notre Terre et pleurer en silence nos souffrances les plus profondes. »

 

Et je ne pouvais que regarder, qu’essayer de comprendre, de deviner ce qui se cachait sous ces étoiles, aussi éphémères que gracieuses alors que le silence nous enveloppait à nouveau de son doux manteau.

 

Il ne parlait plus depuis plusieurs minutes, et déjà, sa voix me manquait. J’aimais l’entendre me raconter ces légendes, et je me plaisais à croire qu’il les créait pour moi, même s’il devait y penser depuis bien longtemps déjà.

 

Je percevais parfois, quelques uns de ses soupirs… Et à chaque expiration, je retenais mon souffle, m’attendant à ce qu’il s’exprime une nouvelle fois. Mais aucun son ne franchissait ses lèvres, si ce n’étaient ces petites brises chaudes, que le froid transformait en fumée et dans lesquelles je discernais une note de tristesse.

 

J’avais la fugace impression d’être retourné en enfance, quand, les longs soirs d’hiver, où, au coin du feu, j’écoutais avec attention mon Grand-Père, me conter milles et unes aventures, et que je passais la soirée suspendue à ses lèvres, à boire chacune de ses paroles, impatient de connaître la suite, comme à cet instant.

 

Je patientais encore quelques minutes, me lamentant silencieusement de cette perte dans mes cheveux, mais, à ma plus grande joie, il reprit rapidement la parole.

 

« Pourtant… Personne ne les pleure, elles, quand elles s’en vont. Personne ne voit leur chagrin derrière leur éclat… Personne n’admire le courage qu’elles ont, de briller encore et encore alors que le monde sombre dans le chaos le plus total… »

 

J’allais finir par exécrer ses silences, encore plus que sa personne, s’il continuait ainsi à se taire… Je voulais comprendre pourquoi il me disait cela, surtout à moi, son meilleur ennemi et je le maudissais de me tenir ainsi en haleine, et de me faire perdre autant de temps que je n’aurais voulu passer qu’avec lui.

 

Je lui pardonnais  aussitôt ses excentricités quand je sentis à nouveau ses doigts s’enrouler autour de mes mèches et j’en frissonnais de plaisir.

 

« Tu as froid ? » me demanda t-il sur ce même ton doucement  murmuré.

 

Non. Non je n’avais pas froid. J’étais même extrêmement bien, ainsi étendue sur la poudreuse du Parc, son corps me servant d’oreiller et ses mains jouant dans mes cheveux… Je me sentais aimé… Et  je ne savais si je devais maudire ou savourer cette sensation

 

« Pourquoi ? Tu as froid toi ? » questionnais-je en réponse avec une intonation enfantine que je ne contrôlais pas.

 

« Tu frissonnais… »

 

Je ne sais pourquoi je souriais au lieu d’être agacé. Ce semblant de conversation ressemblait tellement aux autres, la haine et la violence ayant été remplacées par la douceur de ses gestes. Cela s’accordait parfaitement à nos caractères, pourtant si diamétralement opposé. Nous voulions des réponses, mais nous n’en donnions pas… Ca aurait été avouer nos faiblesses et admettre que peut-être nous n’étions pas si différent.

 

« Continue… » le suppliais-je

 

J’étais impatient de l’entendre à nouveau, de l’écouter me délivrer son message caché, son secret si ardemment protégé dont il me donnait accès en son âme et conscience.

 

« Les hommes ont pris pour acquis leur luminescence …  reprit-il alors avec cette mélancolie que je ne lui connaissais pas. Ils ne prennent pas le temps de les contempler, de leur rendre hommage de tant de bonté. Ils croient, qu’elles seront toujours là, nuit après nuit… Et ce jusqu’à la fin des temps…  Qu’elles continueront de les guider, de les consoler, de les faire rêver… D’être toujours là quand ils lèveront leurs regards au ciel, quand ils les imploreront… Et pourtant ils ne voient pas, quand l’une d’elles s’éteint… »

 

Ses doigts dans mes cheveux se crispèrent un instant. Je compris alors que plus que moi, il méprisait ces hommes sans visage et curieusement, je n’en ressentis aucune jalousie, aucune envie. Peut-être était-ce dû à la place que j’occupais en ce moment-même et que j’avais toujours occupé dans son cœur. J’étais fier de ce rang auquel il m’exposait.

 

« Mais elles, continua t-il avec cette rage sourde qui avait succédé à sa peine… Elles n’ont pas cette prétention. Elles ne ferment pas les yeux devant leurs actes de barbaries, même quand cette vision devient insoutenable. Elles ne restent pas sourdes à leurs souffrances… Et si l’on se concentre suffisamment, on peut les entendre dire, se lamenter : ‘pourquoi … ? Pourquoi… ?’ »

 

Je restais un moment songeur, bougeant légèrement la tête sur le côté pour mieux observer  leur intensité dans le ciel constellé. Je plissais les yeux, tentant de déchiffrer le discours codé qu’elles reflétaient, attendant un quelconque signe de leur part. Mais rien ne vint et je me mis à rire de l’absurdité de la situation. Je me laissais tout bêtement prendre au jeu de mon meilleur ennemi, c’en était risible.

 

« Ce ne sont que des étoiles… » dis-je entre deux souffles.

 

« Et si elles avaient une âme… » répondit-il avec sérieux.

 

Sur le coup, je cessais de rire et me redressais brusquement pour le regarder. Ses yeux étaient toujours rivés sur cet océan d’étoiles, ne m’accordant aucune attention. Se pouvait-il qu’il croit réellement à tout ce qu’il venait de me raconter ? Se pouvait-il qu’elles comptent réellement pour lui ?

 

Je soupirais également, puis lui répondit, sur mon habituel ton traînant.

 

« Dois-je rappeler à l’idiot que tu es, que ce n’est qu’un astre formé d’une sphère de gaz très chauds au cœur de laquelle se produisent des réactions de fusion nucléaire et qui constitue une puissante source d’énergie… d’où leur luminosité… Alors désolé de te décevoir… Mais non, elles n’ont pas d’âmes. »

 

Je crus voir ses prunelles vaciller un instant, mais je ne manquais pas le scintillement argenté qui perla le long de ses joues. D’un geste rageur, il s’essuya les yeux, puis se redressa lui aussi, pour s’asseoir en tailleur. Il renifla, m’attirant une moue dégoûtée, puis tourna un visage souriant vers moi.

 

« Tu as raison… Je suis stupide de croire ces choses-là… »

 

Je regardais avec fascination le chemin qu’avaient pris ses larmes en peu plus tôt, remontant doucement leurs sillons oubliés, pour aller me noyer dans une mer d’absinthe qui avait l’habitude de m’enivrer. Pourquoi cela semblait-il si important pour lui ?

 

Je cherchais désespérément une réponse au fond de son regard dont je me rendais compte maintenant qu’il avait toujours était chargé de tristesse, comme tout le monde ici, depuis le retour de la guerre. Cependant, il était aussi empli d’espoir pour l’avenir de l’humanité, mais aussi pour lui. Et je ne sais pourquoi je souffrais de tant d’incompréhension.

 

« Pourquoi est-ce, si important pour toi ? »

 

Il m’observa un moment, puis porta de nouveau un regard vers le ciel. Il resta longuement ainsi, à observer les étoiles, puis prit la parole.

 

« Je vais mourir… Et je serais comme ces étoiles… Une lumière qu’on finira par oublier.»

 

Il me dit ça, avec le sourire, comme s’il s’agissait de la chose la plus normal qui soit. Et moi, je ne sus pourquoi à ce moment, mon cœur cessa de battre et je cessais de vivre.

 

 

Owari

 


¤Court se cacher très loin ¤

 

J’ai honte. Même pas un bisou, rien quedal….  Mais j’avais envie de quelque chose tout en douceur…. Quelque chose faisant ressortir ce que je ressens quand, parfois, je lève mes yeux au ciel, et regarde avec fascination ces petites lumières dorées. Je me perds alors dans cette contemplation, et ne pense plus qu’à une seule personne, espérant secrètement, que quelque part, elle aussi regarde les étoiles, et pense aussi à moi.

 

Et vous qu’en pensez-vous ? Ceci mérite t-il une review ?

 

Bon sang que je suis fleur bleue en ce moment. Je vais aller me rafraîchir et me remettre à mes autres fics XD - J’en profite pour vous dire que si vous n’avez pas reçu de RAR du chapitre II de l’Amour a ses raisons… C’est que je n’ai pas reçu vos reviews.

 

Un grand Merci à Atalanta de Tebas et Niphredill qui m’ont passé un ‘tit coucou dernièrement ! Je vous réponds après la Japan sans faute ^^

 

Bisous à toutes et à tous et Viva Italia !!

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