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 Sommaire des articles de cette rubrique
   
 ~ Listing and Summary des fanfictions présentes/futures de cette rubrique ~ (le 03/11/2005 à 12h50)

Voilà je débarque dans un nouveau Fandom, celui de Yu-Gi-Oh !

Ces Fanfictions sont les plus récentes et étant fan du Seto x Yami (accessoirement le Seth x Atem) c'est le couple que vous retrouverez le plus souvent, sauf exceptions  ^____^ On peut les séparer en deux catégories :

- Les One-Shot dit OS
- Les fictions à chapitres, dit multiparts

~¤~

Les One-Shot : 
2
de publier et en cours d'écriture.

  • Ailleurs comme ici
    Cadeau pour  Nami Himura

Couple : Jôno-Uchi x Maï (Joey x Maï)
Genre : Angst and Love pour changer...

Rating :
K mais comme pour moi des enfants de 6 ans sont incapables de lire des fanfictions, c'est K+ donc PG
Résumé : Une défaite, et sa vie devient un enfer. Seule face à ses démons, qui aura assez de force et de courage pour la sauver… ? (disponible depuis le 30/10/05)

  • Sans toi... C'est pas pareil !

Couple : Seto + Makuba >>> Attention ce n'est pas de l'inceste ! Seto/Yami et Jôno-Uchi/Makuba en fond sonore !
Genre : Cadeau de Noël - Mini fic, PWP, tentative d'humour avortée et communication longue distance XDDD

Rating :
T pour relations homosexuelles sous-entendues ! Mais c'est plus du PG
Résumé : Quand Makuba part en vacances avec Jôno-Uchi, il faut s'attendre à être trois dans le Bungalow ! (disponible depuis le 25/12/05)

  • Crêpes Party (en cours d'écriture)

Couple: Seto x Yami
Genre : Romance and Humour
Rating : M mais je pense que ça relève plus du PG-13 qu'autre chose !
Résumé : à venir

~¤~

Les Multiparts : 
 2 en cours

  • Souviens-toi...

Couple: Y'en a pour tout les goûts mais c'est essentiellement un Atem x OC, avec un soupçon de Marik x Bakura, Jôno-Uchi x Makuba et Seto x OC
Genre :  Romance/Angst... Amours torturés... Drama ?
Rating : Résolument M anciennement R pour cause de violence.
Résumé :  Et cette voix…Toujours la même… Si lointaine qu’elle semble irréelle… Et pourtant, je l’ai déjà entendue quelque part… Comme un souvenir, bien enfoui dans les méandres de ma mémoire perdue… Qui es-tu ? (disponible depuis le 08/09/05)

  • Vacances sous les Tropiques
    Cadeau de Saint Valentin  Yami Aku

Couple: Y'en a pour tout les goûts et toutes les couleurs :

 Yami Yûgi (Aka Atem)/Seto  Jôno-Uchi/Makuba
 Yûgi/Rebecca  Otogi/Shizuka
 Honda/Anzu  Valon/Maï

Et le couple à caser :
Marik x Bakura
of course XD


Genre :  Yaoï, Romance, Humour... Léger UA ? OOC ? (Mais vraiment très peu si c'est le cas !) Bref toutes les bêtises qui me passent par la tête... 
Rating : M même si je pense que le bon rating serait PG-13
Résumé :  Ils sont douze… Douze à avoir percé le secret de leur cœur et à être prêts à tout pour leur ouvrir les yeux… Tout… Mêmes les coups les plus bas… (disponible depuis le 14/02/06)



Point d'Aide :

Vous vous êtes perdu avec tout ce vocabulaire ? Pas de problèmes, lisez la note qui suit ^^

Pour ceux qui ne comprendrait pas les Genres et les Ratings, je vous conseille de vous rendre sur le site de Mimi Yuy qui a créé une rubrique merveilleusement bien expliquée à ce sujet (> Initiation à la fanfic & au yaoi) Et tant qu'à faire, visitez tout le site car il est vraiment bien fait et ses histoires sont de vrais petis bijoux XD !!

Maintenant les Ratings version FF.net :

K/K+ > équivaudrait au PG expliqué sur le Site de Mimi Yuy... Le K étant réservé aux enfants ayant un minimum de 6 ans, je vois très mal ce genre de gamins lire des fanfictions. J'ai donc généralisé le PG

T > PG-13 sans les limes

M > équivaudrait a quelques détails près au R, les scènes de sexe explicites en moins. En effet, le M ne doit que les suggérer

(MA) > Si sur Fanfiction.Net, le MA était autorisé, il serait égal au R, voire au NC-17


N'hésitez surtout pas à me faire part de vos impressions, commentaires ou autres, grâce aux petits "ajouter un commentaire" en bas de chaque fiction ou chapitre !

Duellement vôtre,

Lily. B toujours fidèle à elle-même XD

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 Présentation des Personnages (le 14/02/2006 à 20h27)

(Page en construction pour le moment)
Merci de votre compréhension

Kikoo tout le monde !!!

Je crée cette note afin de vous aider à mieux intégrer l'univers du manga et de l'anime.

En effet, je travaille beaucoup, pour ne pas dire tout le temps avec les noms orignaux des personnages et il est tout a fait compréhensible que ceux n'ayant pas lu le manga ne sache pas très bien qui est qui !

Vous trouverez donc ci-joint, le liste des personnages apparaisant dans mes fanfictions, avec leur correspondance en 'Français' ou devrais-je dire 'version anime' ainsi que leur biographie ^^


Yûgi Mutô
Héros de la série, vous penser bien, avec un nom comme le sien ^^
Yûgi est un jeune lycéen timide et chétif qui ne pense qu'à jouer. Il ne savait pas se défendre, ni se faire respecter- notamment à cause de sa petite taille- jusqu'au jour où il réussit à assembler le puzzle millénaire et rencontrer son 'double' dans une chambre de son âme. Si au début ce dernier l'effayait, ils se sont vite rapprochés.

Date de naissance : 4 juin
Signe atsrologique : Gémeaux
Taille : 1m53
Poids : 42 kg
Groupe sanguin : AB
Plat préféré : les hamburgers
Plat déstesté: les rakkyô
(oignons sucrés macérés au vinaigre blanc)


Yami Yûgi
Yami Yûgi est le 'double' de Yûgi. Son esprit était prisonnier du puzzle millénaire jusqu'à ce que Yûgi ne le libère, dès lors, il prend sa 'place' lorsque celui-ci a des ennuis. Il ne sait pas d'où il vient, ni qui il est, cependant il a conscience que son destin est lié aux autres objets millénaire.


Seto Kaiba
Fervent rival de Yami Yûgi, Seto était le champion de Magic and Wizard avant de ne se faire détrôner par ce dernier. Depuis, il nourrit une terrible rancune à son égard. Il est aussi le président de la Kaiba Corporation, une société toujours à la pointe de la technologie holographique concernant ce jeu.

Date de naissance : 25 octobre
Signe astrologique : Scorpion
Taille : 1m86
Poids : 62 kg
Groupe sanguin : A
Plat préféré : le Tournedos Rossini
Plat détesté : les "o-den"


Makuba Kaiba
aka
Mokuba Kaiba dans le manga.
Je préfère employé Makuba afin de garder son surnom Maki

Makuba est le petit frère de Seto. Au début, il n'aimait pas Yûgi, le tenant responsable du comportement étrange de son grand frère (Seto le délaissait après sa défaite contre Yami Yûgi) mais il va rapidement changer d'avis et lui demander à de nombreseuses reprises son aide à chaque fois que Seto aura des ennuis.

A noter : Les Frères Kaiba sont tous deux orphelins. Ils ont passés la plupart de leur enfance dans un orphelinat jusqu'à ce que Gozaburo Kaiba, pour redorer son image de marque, ne verse un gros chèque à cet établissement.
Profitant de sa visite, Seto qui avait longuement observer ses parties d'échec lui propose un marché. S'il arrive à le vaincre, il devra les adoptés, lui et son petit-frère.
Seto gagne. Commence alors une vie infernale pour lui, où Kaiba le traître comme son futur héritier. Se servant des leçons qu'il lui donnait, Seto réussit à racheter la Kaiba Corporation à Gozaburo.



Jôno-Uchi Katsuya
(Joey Wheeler)

 


Anzu Mazaki
(Tea Gardner)


Honda Hiroto
(Tristan Taylor)


Shizuka Katsuya
(Serenity Wheeler)


Otogi Ryuji
(Duke Devlin)


Bakura Ryô


Marik Ishtar
(Marek Ishtar)


Isis Ishtar
(Shizu Ishtar, voire Ishizu)


Maï Kujaku
(Maï Valentine)


Valon

 
Rebecca



Characters of Pharaoh's Memory series



Atem

Prêtre Seth

Prêtre Mahado

Mana


Others Characters


Dans cette partie, vous trouverez les noms ainsi que l'histoire des personnages ayant été inventés par mes soins et apparaissant dans mes fanfictions.

  • Souviens-toi

(Atem)

Lilith/Karstine

Sun

Afellan

Ethaniel

Akefa

Horus

Apollon

 

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 Ailleurs comme ici (le 02/11/2005 à 17h00)

 

Auteur : Lily.B

Disclamer : Franchement, s’ils étaient à moi, ça ferait belle lurette que Seto aurait sauté sur Yami XD et la chanson ne m'appartient pas non plus ! (ATTENTION : Ceci n'est pas une Song-fic)

Genre : Angst and Love, pour changer

Pairing : Jôno-Uchi/Maï (Joey/Maï pour ceux qui ne suivent pas le manga)

Rating : Le plus bas qui soit, y’a vraiment rien de traumatisant à savoir K, voir K+ (vous voyez des gosses de 6 ans lire des fanfictions vous ? Bah pas moi…) anciennement PG si je ne m’abuse… Y’a vraiment rien de traumatisant au de vu l’âge moyen de ceux qui regarde l’anime. ¤ Lily dit : « VIVE LES VOSTFR ! » ¤

Résumé : Une défaite, et sa vie devient un enfer. Seule face à ses démons, qui aura assez de force et de courage pour la sauver… ?

Note&Co : Non, je ne suis pas retournée jouer avec Seto et Yami, comme annoncé dans la section Harry Potter… Ce que je regrette profondément ! Ceci est ma toute première fiction hétéro, et sera sûrement la dernière. Je n’ai vraiment pris aucun plaisir à écrire cette fiction. Pourquoi l’ai-je écrite alors ? Tout simplement pour faire plaisir à une amie, à mon ange, à l’une des rares personnes à m’évoquer des sentiments… A me rendre humaine… Nami Himura.

Ceci est le seul mérite de cette fic !

Je ne suis partie de rien, pour ne faire rien…J'ai seulement été inspiré par la chanson d'Hélène Segara : Ailleurs comme ici, ceci n'est pourtant pas une song-fic !Pour moi ce n’est qu’un assemblage de lettres, formant des mots, les uns à la suite des autres et il paraît que ça fait une histoire qui tient la route. N’hésitez pas à me laisser votre avis, pour faire remonter cette fic dans mon estime, parce qu’elle est vraiment au plus bas… La pauvre. J’espère néanmoins qu’elle vous plaira.

Un grand Merci à :

- Ruines pour avoir eut le courage de bêta-lecter cet OS,

- Yami Aku pour avoir essayé (je t’promets que Maï sera mieux dans notre co-produc ! Une vraie pirate, t’en penses quoi ?)

- ma Nami que j’adore !

- et enfin vous, chers lecteurs et futures reviewers, que j’aime aussi ! XD

Bonne Lecture !!


~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

 

Ailleurs comme ici

 

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~


 

 

 

Le réveil sonnait les huit heures du mat’. Un gémissement étouffé résonna dans le petit studio, suivit par un bâillement. Une main tâtonna à la recherche du bouton d’arrêt et quand il le trouva, un corps retomba mollement entre ses couvertures soupirant de bien être.

 

A chaque heure,

A chaque seconde
Tout le monde,

Ailleurs comme ici

 

La silhouette fine et élancée de Kujaku Maï s’extirpa gracieusement des couvertures, un drap cachant ses délicieuses courbes jusqu’à la salle de bain. La belle blonde savoura les biens faits d’une douche bien chaude dès le matin…

Maï faisait partit de ses gens qui pensait que l’avenir appartenait à ceux qui se levait tôt… Et puis, moins elle dormait, plus elle avait de chance de ne pas revivre le cauchemar dans lequel le double maléfique de Marik l’avait plongée… Le prix de sa défaite.

 

La jeune fille serra ses poings à ce souvenir… Plus jamais elle ne voulait perdre.

 

Elle coupa l’arrivée d’eau chaude puis s’enroula dans une serviette lilas, aux essences d’agrumes, avant d’aller se poster devant sa fenêtre et regarder les jeunes enfants passer avec enthousiaste les grilles de leur école.


N'a qu'une seule chose au monde
C'est le monde,

Ailleurs comme ici

 

Elle soupira… Elle, elle n’avait nulle part où aller.

Elle était seule…

Ce n’était pas nouveau…

Avant, elle se complaisait dans cette solitude… C’était même sa fierté… Ne dépendre de personne… Pas d’attaches, pas d’amis… Être libre comme l’air. Ne compter que sur soi-même parce que s’attacher à quelqu'un s’était avoir une faiblesse… Et Maï voulait être forte…

Se protéger de ce monde qui l’avait tant de fois rejeté, bafoué, ignoré, brisé…

Le monde était égoïste alors elle serait égoïste dans ce monde… Égoïste, belle, fière et forte.

 

Mais cette solitude commençait à lui peser… Depuis qu’elle avait rencontré Yûgi et ses amis… Jôno-Uchi…


Pourtant qui se moque du monde
Notre monde, enfin celui-ci
J'entends les murs qui me répondent
Tout le monde,

Tout le monde…

 

Elle avait cru en lui… Cru qu’elle pourrait lui faire confiance… Mais il l’avait laissé seule avec ses ténèbres…

Elle l’avait appelé, crier, hurler, supplier…

Il n’était jamais venu.

Jamais

Venu.

 

Instinctivement, elle se recroquevilla sur elle-même… Comme pour empêcher ce froid qui s’était emparait de son âme d’atteindre son cœur. Elle ne voulait pas de cette morsure glaciale…

Elle se sentit de nouveau envahir par les ténèbres alors que des ombres harcelaient son esprit.

Elle ferma les yeux et plaqua ses mains sur ses oreilles, voulant à tout prix se protéger du monde extérieur…

De ces démons…

 

Elle n’entendit pas les quelques coups frappés à sa porte, tant elle était loin dans sa frayeur.

 

« Allez-vous en ! gémit-elle, Allez-vous en ! Je vous en supplie… Laissez-moi tranquille ! »

 

Des larmes perlaient le long de ses joues, et des petits cris plaintifs ne cessaient de sortir de sa bouche. Elle les voyait s’approcher, puis s’éloigner… Puis de nouveau s’approcher et reculer… Ses spectres obscurs jouaient avec elle… Ils voulaient la voir craquer… Hurler de désespoir et mourir de peur.

Elle tremblait déjà comme une feuille morte.

 

Elle n’essayait même pas de se débattre, elle savait que c’était perdu d’avance… Personne ne viendrait la sauver…. Personne ne viendrait la sortir de ce cauchemar… Parce qu’elle n’avait personne.

Et au dehors… Tout le monde se fichait bien du sort de la pauvre Kujaku Maï


Qui ne sait pas qu'on se ressemble
Tout le monde,

Ailleurs comme ici

 

La porte s’ouvrit brusquement, cédant sous l’assaut d’un énième coup de pied. Le jeune homme qui venait de défoncer l’entrée se précipita vers elle, et la prit dans ses bras.

Au début, la duelliste se débattit avec force et désespoir, ne voulant pas se laisser emporter par les ténèbres… Mais céda rapidement face à la force de son vis-à-vis. Elle éclata en sanglots, épuisée d’être aussi faible et lamentable, se remettant à cette douce caresse qui jouait tendrement avec ses cheveux.

 

Précautionneusement, l’importun  s’installa plus confortablement, entre le mur de la fenêtre et le lit, la jeune fille toujours blottie contre lui. Il la berça longuement, murmurant des paroles réconfortantes, des vérités et des secrets inavoués… Il savait qu’elle ne comprendrait pas ce qu’il lui racontait… Mais qu’elle entendrait sa voix … Rien que sa voix… Pour la guider vers la lumière.

Parce que personne ne savait qu’ils possédaient la même lumière, pas même eux…


Qui ne sait plus rien faire ensemble
Tout le monde,

Ailleurs comme ici

 

Elle avait chaud… Elle se sentait extrêmement bien….

Elle n’avait ni froid, ni peur…

Et ce sentiment de solitude, qui lui broyait le cœur, semblait avoir disparu.

 

Un souffle tiède balaya son cou, comme une délicate caresse éphémère qui la fit frissonner de bien-être.

Elle soupira de contentement, et se lova un peu plus dans ce cocon de chaleur.

Elle ne voulait pas quitter cette douceur… Pour rien au monde…

 

Cependant, elle ouvrit doucement les yeux.

 

« Tu te réveilles… Maï ? » demanda une voix d’homme au timbre étrangement tendre.

 

Elle se tendit immédiatement, en reconnaissant la personne qui venait de parlait. Mais qu’est-ce qu’il fichait là ?

Est-ce qu’il l’avait vu ? Est-ce qu’il savait ?

Pris d’un doute atroce, elle se redressa vivement sur son lit, virant l’empêcheur de tourner en rond qui tomba sourdement à terre.

 

« Non ! Je cauchemarde, va t-en ! » lui cria t-elle.

 

C’est là qu’elle remarqua, qu’elle était toujours enveloppée dans sa serviette lilas, emmitouflée dans ses couvertures.

 

« Allons Maï, est-ce là une façon de saluer un vieil ami… ? » demanda le jeune homme en s’installant en tailleur à même le sol, croisant ses bras sur le matelas.


Y a des moments parfois j'en tremble
Tout le monde,

Et c'est ainsi

 

La jeune fille ne répondit pas.

Elle avait toujours espéré qu’il vienne à son secours…

Et aujourd’hui, il était là.

 

Et elle se sentait étrangement faible…

Faible à coté de lui…

Faible devant lui…

Faible face a lui.

 

Il l’avait vu… Maintenant elle en était sûre… Et elle ne voulait pas voir de la pitié dans son regard.

Elle baissa la tête, pour ne pas qu’il voit son visage assombrit par la tristesse, qui s’accaparait de son être…

Devant ce constat évident.

Elle ne le méritait pas.

Elle n’était pas aussi forte que lui.

 

Elle, elle était vaniteuse, fière, amère… Et lui, il était tout son contraire.

Jôno-Uchi avait toujours était trop gentil avec elle… Le seul à l’accepter comme elle était sans le lui reprocher… Ou juste une fois… Au Royaume des Duellistes…

Lui et Yûgi…

 

Maintenant qu’elle y pensait… Ils avaient toujours était là alors qu’elle passait son temps à rejeter cette amitié de pacotille…

Cette amitié illusoire à laquelle elle voulait croire…

A laquelle, elle croyait malgré elle…

Malgré toutes ces désillusions…

 

Son corps trembla imperceptiblement, mais cela ne passa pas inaperçu au jeune garçon.

 

« Maï ? Est-ce que ça va ? » s’inquiéta t-il devant le mutisme de son amie.

 

« Va t-en ! Je t’en prie va t-en ! Laisse-moi ! »


Ne voit que ce que bon lui semble
Tout le monde,

Ailleurs comme ici

 

Le blond se leva lentement… Elle ne le vit pas…Perçut juste le mouvement… Et ses doigts se resserrent sur la couverture.

Elle ne vit pas non plus, la lueur malicieuse de ses yeux noisette, se faner pour se muer en une lueur de peine.

 

« Comme tu veux… » répondit-il d’une voix éteinte « Je m’en vais… »

 

La belle blonde releva brusquement la tête, surpris par la note de tristesse qu’elle avait cru entendre, mais il était déjà trop tard, il s’en allait.

Non…

Non.

NON !

 

Elle ne voulait pas qu’il parte…

Elle voulait qu’il reste… Qu’il la protège… Qu’il la berce…

Elle ne voulait pas rester seule…

Elle ne voulait plus rester seule…

Elle voulait être avec lui…

 

Mais pourquoi renonçait-il aussi vite ? Pourquoi lui donnait-il raison ? POURQUOI ?!


Ailleurs comme ici

 

Pourquoi ne voulait-il pas voir qu’elle avait besoin de lui ?

Pourquoi l’abandonnait-il ainsi.

Les larmes commençaient à ruisseler sur son visage alors qu’elle tendait une main pour le retenir…

Pour le supplier de rester…

Mais sa voix restait résolument éteinte.

 

La porte se referma doucement… sonnant comme un adieu.

La main retomba mollement sur les couvertures alors qu’un nom franchissait enfin la barrière de ses lèvres.

 

« Jôno-Uchi » murmura t-elle.


La nuit j'en perdrai le sommeil
Tout le monde,

Ailleurs comme ici

 

Le petit studio baignait d’une douce lumière bleue-orangée…Maigre résultat d’un mélange entre les réverbères et le ciel étoilé.

Allongée dans un lit deux place, une silhouette ne dormait pas… Au contraire ses yeux améthyste, vide de toute expression,  fixaient sans le voir le plafond.

Elle était seule…

Une fois de plus.

Seule et vide…

Parce qu’elle n’avait pas su retenir sa lumière…

Lumière qui avait raison de la fuir… Elle ne la méritait pas…

Cette flamme chaleureuse qui brillait parfois dans ces yeux noisette.

 

Maï ne dormait pas… Pas parce qu’elle n’arrivait pas à trouver le sommeil, non… Elle ne dormait pas parce qu’elle ne voulait pas dormir.

Elle savait que si elle fermait les yeux… Les ténèbres l’engloutiraient à nouveau… Et cette fois, il n’y aurait pas cette douce chaleur pour la rassurer… Pour apaiser son âme.

Au fond d’elle, elle le savait bien… Elle n’était encore qu’une petite fille qui demandait seulement un peu de protection…

Pour ne pas être briser davantage…

Pourtant, elle voulait que Jôno-Uchi brise cette glace, qu’elle avait à la place du cœur.

Mais il était parti…

Et il ne reviendrait sûrement jamais plus.

 

Son monde s’effondrait mais ça n’empêchait pas le monde de continuer à tourner


Refait ce qu'il a fait la veille
Tout le monde,

Ailleurs comme ici

 

Comme tous les matins, le réveil sonnait les huit heures.

Comme tous les matins, un gémissement étouffé résonna dans le petit studio, suivit par un bâillement.

Comme tous les matins, une main tâtonna à la recherche du bouton d’arrêt et quand il le trouva, un corps retomba mollement entre ses couvertures…

Mais à la différence de tous les matins, il ne soupira pas de bien être.

Il ravala un sanglot et se redressa rageusement, essuyant au passage les perles d’eau qui avaient recommencé à couler.

 

Kujaku Maï n’aurait jamais pensé que son corps pouvait contenir autant d’eau et pensa avec amertume qu’il devait le puiser dans son cœur de glace.

 

Elle s’extirpa gracieusement des couvertures, un drap cachant ses délicieuses courbes jusqu’à la salle de bain. La belle blonde savoura les biens faits d’une douche bien chaude dès le matin…

Maï faisait partit de ses gens qui pensait que l’avenir appartenait à ceux qui se levait tôt…

 

Elle coupa l’arrivée d’eau chaude puis s’enroula dans une serviette lilas, aux essences d’agrumes, avant d’aller se poster devant sa fenêtre et regarder les jeunes enfants passer avec enthousiaste les grilles de leur école.


Hier déjà c'était pareil
Tout le monde,

Même avec des "Si"

 

Mais contrairement à la veille, la jeune fille ne se laissa pas entraîner par ses pensées sombres. Elle se dirigea rapidement vers sa commode et jeta sur son lit tout ce qui se trouvait dedans. Au passage elle prit de quoi se vêtir. Quelque chose de simple pour une fois.

Un simple pull en cashmere violine, moulant parfaitement chacune de ses formes et un pantalon de cuir noir auquel dépendaient quelques chaînes.

Elle se coiffa longuement, prenant soin de démêler chaque nœud…

Ajouta des pendants à ses oreilles avant d’ajuster un béret noir, de la même matière que son pull.

 

Si Maï était une qualité… elle serait l’élégance, la grâce ou la beauté.

Jôno-Uchi aurait dit la sensualité.

 

Elle sortit un sac de sous son lit, le posa sur le matelas et fourra vigoureusement, le peu de vêtement qui traînaient sur son lit.

 

La duelliste était une fille simple au caractère compliqué.

 

Quelques coups frappés timidement à sa porte, et celle-ci s’ouvrit sur un jeune homme blond, tout sourire.

 

« Salut Maï ! J’espère que tu as faim ! Je t’ai apporté des croissants. »

 

Veut garder sa place au soleil
Tout le monde,

Ailleurs comme ici

 

« Jôno-Uchi ! » dit-elle en se retournant vivement, ses cheveux suivant gracieusement le mouvement. « Mais qu’est-ce que tu fais là ? »

 

Elle était si agréablement surprise qu’elle en oubliait d’en être mal aimable… Il ne fallait pas qu’il sache… Elle devait s’éloigner de lui.

 

Le duelliste se frictionna le nez avec son index, comme souvent quand il était content de son effet.

 

« Tu ne croyais quand même pas que j’allais te laisse toute seule ? »

 

« Mais… »

 

« Pas de mais… » dit-il en tirant une chaise « Viens t’asseoir ! »

 

La jeune fille s’exécuta, trop abasourdie pour faire quoique ce soit. Jôno-Uchi posa les croissants sur la table et se mit aux fourneaux. Quelques minutes plus tard, il déposait devant elle, une tasse de chocolat chaud, encore fumante.

 

Il s’assit en face d’elle et l’observa.

Elle était toujours fidèle à elle-même… Son aura dégageait toujours la même fierté arrogante, pourtant… Ses yeux étaient voilés…

La tristesse se lisait dans son regard…

La solitude et le désespoir aussi.

 

Il prit sa main dans la sienne et elle releva ses prunelles améthyste sur son visage qui ne lui avait jamais autant paru sérieux.

 

« Tu n’es plus seule… Maï. Je suis là. »

 

Moi je crois que le monde est tout
Tout le monde, malgré tout
Pourtant tout le monde l'oublie
Tout le monde, jour et nuit

 

« Je ne laisserais plus les ténèbres dévoraient ton âme… »

 

La jeune fille récupéra brusquement sa main et tourna sur sa chaise. Elle n’avait pas touché à son chocolat.

 

« Je n’ai pas besoin de toi ! » tenta t-elle de se convaincre

 

« Moi je crois le contraire. » répliqua t-il calmement.

 

« Et quand bien même ça serait vrai, tu n’as jamais étais là ! » s’écria t-elle en glissant sur le côté de la chaise, prête à se lever «  Tu n’as même pas essayé de… de… »

 

Elle commençait à trembler doucement… Revivre ce souvenir était particulièrement douloureux… Et lui en parler… Lui était particulièrement pénible. Elle ne voulait pas de sa pitié… Elle ne voulait pas de son aide…

Était-ce trop lui demander que de la laisser tranquille ?

 

Jôno-Uchi soupira avant de se lever de sa chaise pour aller s’accroupir devant elle. Délicatement, il lui força à relever la tête et ancrer ses yeux dans les siens.

 

« Tu te trompes Maï… J’ai essayé… Mais n’ai pas réussi… Je suis désolé. » murmura t-il.

 

Il détourna le regard, trop honteux d’avoir échouer. Il avait tellement cru avoir la force nécessaire pour la sauver.

 

« Pourquoi ? »

 

« Pourquoi quoi ? » demanda t-il en revenant sur elle.

 

« Pourquoi n’as-tu pas peur du noir ? Si tu as perdu… Tu… »

 

Maï baissa la tête, piteuse. Elle craignait ce qu’elle pourrait lire dans ces prunelles noisette.

 

« Parce que j’ai eu foi… Foi en mes amis… En Yûgi. »

 

« Mais… » s’exclama t-elle en la relevant vivement son visage.

 

Le jeune homme sourit devant tant d’ardeur. Il porta une main à sa joue et caressa tendrement sa peau veloutée du pouce.

 

« Toi, tu doutais… Tout le temps… Constamment… Pourtant, toi aussi tu possèdes une place dans mon cœur. » dit-il d’une voix douce.

 

« Je ne te crois pas… » déclara t-elle faiblement.

 

« Mais tu as envie d’y croire…  N’est-ce pas Maï ? »

 

La blonde hocha timidement de la tête, tentée par ce réconfort tant attendu… Oubliant ses projets de fuites et son refus constant d’être aidée, se croyant indigne de l’être… Cependant tout le monde a le droit à un ange gardien. Ce n’était pas vous de décider s’il vous le méritiez ou non… C’était lui qui décidait de vous protéger.

 

« Je vais t’aider à y croire… A y croire vraiment. »

 

« NON ! »


Moi je crois que le monde attend
Tout le monde, tout le temps
Que le monde soit vraiment lui
Tout le monde, et lui aussi

 

Maï se redressa brusquement, faisant perdre l’équilibre précaire du châtain qui tomba au sol, hébété.

 

« Je me laisserais pas embobiner par tes paroles enjôleuses » dit-elle en le pointant du doigt  « Non mais pour qui est-ce que tu te prends ? »

 

« Hein ? »

 

« Ne parait pas plus bête que tu en as l’air ! Quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise, l’être humain est seul ! Désespérément seul ! Tu ne peux pas m’aider, et je ne veux pas de ton aide ! Je ne veux rien venant de toi ! »

 

Ne me laisse t’éloigner de moi.

 

Elle se dirigea à grand pas vers son lit et termina de faire ses valises, faisant d’incessant aller-retour entre la salle de bain et la ‘chambre’. Sur le parquet, Jôno-Uchi, réinstallé un peu plus dignement, la regardait faire avec un petit sourire moqueur.

 

« Alors c’est comme ça ! » dit-il.

 

La jeune fille stoppa tout mouvement et regarda le duelliste, le défiant de continuer.

 

« Ce n’est pas parce que tu fuis les problèmes, que ceux-ci ne te rattraperont pas… Tu n’échapperas pas aux ténèbres pour la simple raison qu’ils reflètent tes propres peurs… Tes propres douleurs… Ils sont tes démons et tu ne les vaincras pas en les fuyant ! »

 

« Et qu’est-ce que tu proposes, Monsieur-le-donneur-de-leçons ? »

 

« Laisse-moi t’aider. »

 

« Pas question ! » répliqua t-elle en fermant son sac. « Garde ta pitié pour ceux qui en veulent ! »

 

« Ce n’est pas de la pitié Maï »

 

« Ah non ? Alors qu’est-ce que c’est ? »


Je le dis face à l'inconnu
Tout le monde,

Ailleurs comme ici

 

Le jeune homme se releva, et s’avança souplement vers la blonde. Doucement, il retira son sac de ses mains et, prenant son visage en coupe, accola leur front.

 

« Je n’ai jamais eu pitié de toi… Jamais… Je t’estime trop pour ça… »

 

Il remit tendrement une des ses sempiternelles mèches de cheveux en place, et Maï ferma les yeux.

 

« Il se dégage de toi, une sorte de force fragile qui fait qu’on voudrait te serrer très fort entre nos bras, mais qu’on ose pas de peur de te briser… »

 

Jôno-Uchi bougea légèrement pour l’enlacer, ses doigts glissant dans ses cheveux, comme pour la forcer à nicher son visage dans son cou.

 

« Et pourtant, tu ne te brises pas Maï… Je te serre dans mes bras et tu ne te brises pas… Et tu sais pourquoi ? »

 

« Non… » murmura t-elle faiblement.

 

« Parce que tu es forte Maï… Tu possèdes au plus profond de toi cet espoir d’une vie meilleure… Cette lumière qui te guide… Qui illumine chaque jour de ta vie… »

 

Le châtain se tut quelques instants lui laissant le temps d’assimiler ce qu’il venait de lui dire.

 

« Avant… Tout ce que je faisais… Je le faisais pour ma petite sœur… » Il inspira profondément avant de continuer… C’était le moment d’être courageux… Pour ne pas la laisser partir « Maintenant tout ce que je veux faire… C’est pour toi. » reprit-il

 

« Pour… Pour moi ? »

 

« Oui pour toi et toi seule… Parce que tu es la personne qui me donne ce courage de vivre cette vie… De vivre dans ce monde profondément égoïste… Parce que c’est  grâce à toi si je suis plus fort aujourd’hui… »

 

Il souffla doucement, tentant de régulariser les battements de son cœur qui menaçait d’imploser.

 

« En fait… ce que j’essaye de te dire, chuchota t-il au creux de son oreille. C’est que… Jamais, je ne pourrais avoir pitié de toi… Jamais, je ne te trouverais faible… Tu seras toujours la plus forte et la plus belle à mes yeux… Parce que… Parce que je… Je t’aime. »

 

Celui de Maï rata un battement à cette déclaration. Elle avait tellement prié pour que ses sentiments soient réciproques… Elle n’avait jamais voulu de son amitié tout simplement parce qu’elle voulait plus… Bien plus… Un ‘plus’ qu’elle était consciente de ne pas mériter. Alors, lentement, elle se détacha à regret de ce corps si réconfortant.

 

« Je te remercie d’avoir été honnête avec moi… Mais ça ne change rien à ma décision. »


Devrait mettre son coeur à nu
Tout le monde,

Ailleurs comme ici

 

Une main d’égara tendrement dans les cheveux châtains de Jôno-Uchi. Son regard était fuyant et la jeune fille hésitait à tenter quelque chose. Finalement, elle se décida et posa doucement ses lèvres pulpeuses sur les siennes et l’embrassa chastement… Ce baiser avait un goût d’adieu… de pardon également. Et il ne dura que quelques secondes.

 

« Merci… » murmura t-elle.

 

Ses doigts quittèrent les mèches folles du duelliste pour se saisir de son sac. Leurs regards se croisèrent une dernière fois puis Maï se dirigea vers la sortie, le laissant seul, près du lit.

 

Une larme perla sur leurs joues, qu’aucun d’eux ne remarqua.

 

Il voulait la retenir…

Elle voulait qu’il la retienne…

 

Elle garderait au fond d’elle ce sentiment impur…

Le souvenir de cette légère caresse… Leur premier baiser…

L’éclat de ses prunelles noisette qui ne s’illuminait que pour elle…

Cette voix qui avait une façon si tendre de prononcer son nom…

Elle garderait tout au plus profond de son cœur…

 

Ne disait-on pas que le meilleur moyen de garder un amour était de ne pas le consumer ?

 

Maï n’était ni romantique, ni fleur bleue… Elle était simplement rêveuse.

Rêveuse mais passionnée… Et quand elle aimait c’était corps et âme…

C’est ce qu’elle s’était toujours dit…

Pourtant à partir d’aujourd’hui, elle aimerait platoniquement un homme… Le seul qu’elle n’ait jamais aimé.

 

Il faudrait retrouver la vue
Dans ce monde, encore en sursis
Ce qui est perdu est perdu
Pour tout le monde,

Ailleurs comme ici...

 

Jôno-Uchi s’essuya rageusement les yeux… Il n’allait tout de même pas la laisser partir comme ça ? Sans une réponse, sans rien ?

Il ne pouvait pas vivre dans le doute… Quand il hésitait, il fonçait… Toujours… Quitte à se prendre des murs.

Alors s’il devait tourner la page autant qu’il sache…

 

La jeune fille ouvrait la porte quand des doigts s’enroulèrent autour de son poignet et qu’un corps chaud se plaquait contre elle.

 

« Ne pars pas sil te plaît…. Le monde de Kujaku Maï, ne s’arrêtera peut-être pas de tourner, si le pauvre Katsuya Jôno-Uchi n’en faisait plus parti… Mais celui du pauvre Katsuya Jôno-Uchi, arrêterait de tourner, si la belle Kujaku Maï en sortait… »

 

La blonde étouffa un sanglot… Pourquoi cela lui était-il si douloureux de le perdre ?

 

« J’ai besoin de savoir, Maï… Est-ce que… Est-ce que tu m’aimes ? » murmura t-il dans son cou, son souffle chaud caressant sa peau.

 

Elle ne répondit pas, s’enfermant dans un mutisme résolument buté. Il ne fallait pas qu’elle craque maintenant. Si elle restait… Si elle restait…

 

« Oui… Oui je t’aime Jôno-Uchi… Mais je ne peux pas rester. Si je reste, je te ferais souffrir… Encore et encore… Je ne veux pas te faire de mal… » répondit-elle d’une voix, qui étrangement ne laissait rien transparaître.

 

« Regarde-moi, Maï… »

 

La duelliste obéit, et se retourna doucement entre ses bras. D’un revers de main, le jeune homme essuya amoureusement les perles d’eau et lui offrit un magnifique sourire.

 

« Ne t’inquiètes pas pour ça… Je suis suffisamment fort et persévérant pour résister à toutes tes crises d’égocentricité ! Je saurais flatter ton ego ! Moi ! » s’exclama t-il en bombant le torse.

 

Un triste sourire vint fleurir sur le visage de la jeune fille.

 

« Tu vois ? J’arrive même à te faire sourire ! » dit-il joyeusement avant de reprendre son sérieux. « Ne pars pas Maï… Je ne veux pas te perdre… »

 

« Je ne sais pas…. »

 

« Sil te plaît… »

 

Il se rapprocha d’elle et l’encercla de ses bras, l’enlaçant tendrement. Maï se laissa aller dans cette étreinte bienfaitrice qui lui faisait oublier tous ses soucis.

 

« Reste sil te plait, reste… » Ne cessait de murmurer le châtain « même pour une semaine ou quelques jours… mais reste… donne-nous une chance… On est plus fort à deux que tout seul... »

 

« D’a… D’accord… » concéda la jeune femme au bout de quelques instants.

 

Son cœur battait la chamade alors qu’elle prononçait ses mots. Il ne l’avait pas laissé… Finalement, il avait tenu sa promesse…

 

« Tu… Tu as dis d’accord ? » s’étrangla à moitié le duelliste, l’écartant de lui, n’osant croire à sa chance, pourtant légendaire.

 

Ailleurs comme ici

 

Maï ne répondit pas. Elle porta une main tremblante à ses joues et remarqua qu’elle n’avait pas cessé de pleurer.

 

« Il y a de l’eau sur mon visage… C’est la pluie je crois… » dit-elle dans une vaine tentative de faire de l’humour. Ce pendant Jôno-Uchi se prit au jeu, et souriant comme jamais, regarda autour de lui comme un expert le ferait.

 

« Tu crois qu’il pleuvrait chez toi ? » demanda t-il, mortellement sérieux.

 

« Je ne sais pas… Tu en penses quoi ? »

 

« J’en pense rien du tout parce qu’un petit rayon de soleil va assécher tout ça »

 

Il la prit une nouvelle fois dans ses bras, heureux de pouvoir enfin la toucher sans craindre d’être rejeté. De pouvoir l’aimer de tout son soûl. Aussi fut-il surpris lorsqu’il la sentit s’accrocher à lui désespérément.

 

« Ne me laisse pas Jôno-Uchi » supplia t-elle.

 

Il déposa un petit baiser dans le creux de son cou et resserra son étreinte.

 

« Jamais Maï…Jamais. »

 

Owari

 


Un grand Merci à tous ceux qui ont lu jusque là !

Un petit mot pour me dire ce que vous en avez pensé me ferait vraiment plaisir, et me rassurait quant à la vraie valeur de cette histoire, qui n’a pour moi aucun sens !

¤ Lily qui se ronge les ongles ¤

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 Sans toi... C'est pas pareil ! (le 26/12/2005 à 11h12)

 

Auteur : Lily.B

Disclamer : S’ils étaient à moi, vous croyez qu’il faudrait attendre Noël pour que le Seto ait du Yami au dessert ? Et encore !

Genre : Mini-fic, PWP, tentative d’humour avortée et communication longue distance ! XDDD

Pairing : Seto + Makuba XDD Non je déconne quoique, vous verrez bien XD Seto/Yami et Jôno-Uchi/Makuba en fond sonore XD

Avertissement : Cette fic fait allusion à une relation homosexuelle donc homophobes allez voir ailleurs si j’y suis !

Rating : Je vais mettre T pour relations homosexuelles sous-entendues.

Résumé : Quand Makuba part en vacances avec Jôno-Uchi… Il faut s’attendre à être trois dans le Bungalow !

Note&Co : Voilà petit cadeau de Noël qui n’a rien avoir avec ou presque XD Disons que c’est en faisant mes courses de Noël avec Kali que j’ai eu l’enthousiasme nécessaire à mettre sous forme de fic, quatre ou cinq lignes qui résumait l’histoire sur MSN ! Sachez que cettefanfiction a été mainte fois réécritepour obtenir un ceratin effet... J'espère que vous aurez deviné où je voulais en veniret que cela vous plaira !¤Lily prie bien fort pour ne pas avoir massacré l'idée originale, qui nous a bien faire rire XD¤

Un grand Merci à : Yami Aku, Dark.Setsuna, Ruines, Nami Himura et Kali 29 pour leur soutien et leur bêta-lecture XD

Sur ce, Je vous souhaite une Bonne Lecture !


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Sans toi... C'est pas pareil !

 

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-

 

 

Un jeune garçon descend silencieusement les escaliers. Il s’arrête au rez-de-chaussée et tend l’oreille. Personne. Furtivement, il se dirige vers l’entrée du salon et s’arrête à nouveau. Il scrute attentivement la pièce, visiblement à la recherche de quelque chose. Quand il le trouve, ses yeux bleu nuit s’illuminent et il se dirige à pas de loup vers l’objet de sa quête. S’en saisissant, il le ramène vers la petite table basse en bois vernis et s’adosse au canapé qui lui fait face.

Il décroche le combiné et compose un numéro qu’il connaît par cœur. Ensuite, il repositionne correctement l’écran, de manière à ce que son interlocuteur puisse bien le voir, puis il attend que celui-ci daigne décrocher.

Cela sonne longuement avant que son correspondant prenne l’appel et que son visage apparaisse au travers du visiophone. L’adolescent pousse un soupir de soulagement en reconnaissant les traits de son grand frère. Celui-ci semble absorbé par son travail. Ses yeux paraissent attirés par la luminosité se dégageant de son ordinateur tandis qu’il ne cesse de pianoter sur ce dernier d’une main, le combiné dans l’autre.

« Allo ? » demanda d’une voix légèrement tremblante le garçon.

Aussitôt deux prunelles froides se tournèrent vers lui, et le visage habituellement froid de Seto Kaiba, afficha, l’espace d’un instant une expression fatiguée.

« Makuba » répondit-il.

« Hum… Je te dérange peut-être ? »

« Comme tu peux le voir… »

Makuba fit une petite moue ennuyée avant de reprendre.

« Je voulais savoir comment tu allais depuis la dernière fois ? »

« Petit frère c’était il y a, précisément, trois heures, vingt-deux minutes et 17 secondes » déclara froidement le PDG de la Kaiba Corporation, un tantinet agacé par ces irruptions journalières.

« Excuse-moi… C’est juste que… le temps me paraît long sans toi ! Tu me manquais trop ! »

Le visage du jeune brun s’assombrit brusquement tandis qu’il adoptait la méthode « chien battu ». Seto soupira, il avait autre chose à faire que bavasser avec son cadet.

« Cet imbécile de Katsuya est-il si soporifique que passer tes vacances avec lui t’ennuies à ce point ? »

« Je t’ai entendu Kaiba ! » résonna soudainement la voix dudit imbécile.

Makuba sursauta et regarda son petit ami prendre un instant sa place devant l’écran, tout à fait médusé. Le brun quant à lui, claqua sa langue contre son palet dans un signe d’impatience.

« Tu sais, ça n’a rien à voir avec moi ! Mais puisque tu t’inquiètes tant que ça pour le bien être de ton petit frère, sache que j’ai en main plusieurs atouts, dont plusieurs de ces divertissements risqueraient fort de l’épuiser » reprît Jôno-Uchi, un brin espiègle.

Seto vit, à travers l’écran, les joues de Makuba se teinter doucement de rouge tandis que lui-même tentait de conserver son calme.

« T’avises pas de toucher à un seul de ses cheveux Bonkotsu (1) ! » éructa t-il. Il imaginait très bien à quels petits jeux ces deux-là pouvaient jouer.

« Sinon quoi ? »

Taquin, le duelliste de seconde zone (dixit Kaiba) avait entreprît de jouer avec les mèches brunes de son compagnon. Le jeune cadre serra les dents devant ce geste d’affection alors que son petit frère rougissait de plus belle.

« Je me ferais un plaisir de te transformer en paillasson… répliqua le petit génie de l’informatique en retrouvant son sourire goguenard. Avec la touffe qui te sert de cheveux, ça ne doit pas être bien difficile ! »

Jôno-Uchi accusa le coup, et gardant un sourire hypocrite aux lèvres il répondit.

« Tu es si méprisable Kaiba… Je ne vois vraiment pas comment Atem fait pour te supporter à longueur de journée… »

« Tu as oublié arrogant, hautain, égoïste, implacable, froid, grincheux… » entreprit de lui résumé le président de la Kaiba Corp.

« La liste est longue dis-moi… Je ne te savais pas aussi parfait dans l’antipathie… Je pensais au moins que mon cher ami te trouverait un défaut ! »

« Oh, mais il en a trouvé, ne t’inquiète pas pour ça ! Le problème vois-tu c’est que nous ne sommes pas assez intime pour que tu les voies et ce même si je te les disais, Bonkotsu ! »

« Maki, je rêve ou ton frère me fait des avances ? » demanda le châtain, un sourire narquois aux lèvres

« Jôno, repasse-moi ce combiné ! » s’exclama Makuba en essayant de reprendre ledit combiné des mains de son petit ami

« Vraiment dommage que tu sois si loin Kaiba, j’aurais pas pu résisté à cette proposition ! » trouva t-il le temps de répondre en ponctuant sa phrase d’une œillade suggestive.

Le susnommé Kaiba haussa un sourcil écœuré tout en regardant son petit frère tenter de récupérer ce qui lui appartenait.

« Jôno-Uchi ! Rends-moi ça tout de suite ! » l’entendit-il gronder

Seto regarda un instant son benjamin se chamailler avec le châtain, ses doigts tapotant nerveusement contre le bois verni de son nouveau bureau. Puis aussi soudainement que Jôno-Uchi était apparu à l’écran, il disparut, emportant avec lui Makuba. La vision que la caméra lui renvoyait à présent était celle d’un canapé rouge sang, ressemblant vaguement au sien.

Il entendit des chuchotements étouffés suivi d’un bruit de succion. Il grimaça de dégoût en imaginant le duelliste embrasser son petit frère et remercia silencieusement les Dieux lorsque son amant, qui venait de rentrer dans la pièce, le sortit de ses pensées.

« Seto ? »

Détachant son regard glacial du vidéophone, il releva la tête vers lui et lui demanda silencieusement quel était son problème.

« Saurais-tu par hasard ce que j’ai fait de mon short de bain ? »

Le duelliste fronça doucement des sourcils. Il en avait tellement que c’en était affligeant.

« Lequel ? »

« Tu sais le blanc… Avec des petites pyramides dessus » (2)

Ses prunelles s’agrandirent d’effroi alors qu’il s’étouffait dans le même temps avec sa salive.

« Ne me dis pas que tu comptes exhiber cette horreur sur la plage ? »

« Bah si, c’est quand même mon préféré ! »

Le brun roula des yeux, exacerbé par tant de bêtises.

« Non, je ne sais pas où il est ! »

« Tu es sûr que tu veux toujours pas m’accompagner ? Ca te ferait du bien de sortir un peu ! »

« Plus que sûr ! Maintenant laisse-moi tranquille j’ai du travail ! »

« Qu’est-ce qui se passe ? » questionna Makuba qui en se repositionnant devant son écran avait remarqué l’air renfrogné de son grand frère.

« Rien » répondit aussitôt celui-ci, reportant de nouveau son attention sur l’écran interposé.

« Ne dis pas rien, t’as pas la tête qui va avec ! »

« C’est Atem… Il veut à tout prix mettre son short de bain blanc avec des petites pyramides dessus »

L’adolescent pouffa.

« Tu lui as dit au moins qu’il était ridicule la dedans ? » finit-il cependant par demander.

« Au moins une bonne centaine de fois ! »

« Et alors où est le problème ? »

« C’est un cadeau de Yûgi ! »

« Ah »

« Comme tu dis »

Il eut un long silence, uniquement interrompu par le cliquetis incessant des touches martyrisées par les doigts expert du président de la Kaiba Corporation qui avait repris son travail.

« Dis Seto… » rompit finalement Makuba.

« Hum ? »

« T’es sûr que tu ne veux pas nous rejoindre ? Ce serait vraiment super si tu pouvais venir ! »

Le jeune homme délaissa momentanément son activité pour reporter son regard sur la frimousse de son petit frère que lui renvoyait le visiophone.

« Je sais Makuba, tu me le répètes à chaque fois, mais j’ai encore beaucoup de travail ! »

« Allez viens… supplia t-il. Puis voyant que cela n’avait aucun effet sur son grand frère, il ajouta malicieusement. Tu sais, la technologie n’est plus ce qu’elle était… Elle a fait de grand progrès ces dernières années… Maintenant on peut se déplacer à la vitesse d’un éclair et…. »

« N’exagère pas non plus ! » bougonna Seto, en tapant deux-trois trucs sur son clavier.

Makuba se renfrogna, visiblement vexé que son grand frère ne lui accorde pas plus d’attention. Jetant un rapide coup d’œil au vidéophone, le prétendu grand frère, remarqua que son cadet le bouder et il soupira.

« Veux-tu bien cesser tes caprices ? »

« Mais Seto… » gémit l’adolescent.

« Je t’ai dit non Makuba ! N’insiste pas, tu me fais perdre mon temps avec tes jérémiades ! »

« Mais tu ne seras pas obligé de rester longtemps ! Sil te plaît ! Sans toi, les vacances, ce n’est vraiment pas pareil ! » insista Makuba en lui lançant une attaque chibi eyes.

Seto se radoucit légèrement et tenta de lui expliquer la situation.

« Écoute petit frère, tu sais à quel point ce projet me tient à cœur et je ne peux vraiment pas me permettre de prendre des congés ! J’aimerais qu’il soit en vente dès la rentrée »

Seto Kaiba n’était pas le Président d’une grande entreprise pour rien, ce qui fit soupirer pour la énième fois son cadet.

« Oui mais… Tu me manques… Je les trouve fades sans toi, elles n’ont pas la même saveur… Onegai »

Devant l’expression de chien battu qu’affichait son petit frère, le génie des finances, décroisa ses mains pour les recroiser derrière sa tête, se laissant ainsi aller dans son fauteuil. Un petit sourire moqueur aux lèvres, il répondit.

« Vraiment ? Je pensais pourtant que tu n’allais pas voir le temps passer avec ces vacances ? »

« Mais, c’est pas pareilleuh ! » geignit-il en reprenant une expression larmoyante.

Seto émit un petit rire avant de se réinstaller plus dignement. Makuba allait répliquer quand son Jôno-Uchi les interrompit une nouvelle fois.

« Bon Maki, moi j’y vais... »

Au travers de l’écran, le jeune homme put voir son petit frère se tourner vers lui, l’air horrifié. Il semblait visiblement en proie à un dilemme intérieur.

« Na mais attends moi. »

Le président devina plus qu’il ne vit l’expression moqueuse de son pathétique beau frère

« Non, c’est bon. Continue donc la conversation avec ton frère. Après tout, je sais combien il te manque. Tu n’arrêtes pas de parler de lui à longueur de journée. Je m’en voudrais de te priver d’une telle chose… Ne t’inquiète pas, je te ramènerai quelque chose… Et puis, tu sais, on pourra toujours y retourner dès que Kaiba aura décidé de quitter son nouveau bureau ! » entendit-il malgré la distance qui les séparait.

« Oui… Mais… »

« Y’a pas de ‘mais’ qui tienne ! »

L’adolescent croisa les bras boudeur. Il n’aimait pas quand son petit ami faisait preuve d’autorité envers lui.

« Tu ne conduis pas » ordonna t-il.

« Rassure toi, je ne crois pas qu’Otogi me laissera toucher le volant de sa toute nouvelle décapotable ! »

Makuba se détendit et offrit un magnifique sourire à son petit ami. Seto l’entendit s’approcher et détourna la tête lorsqu’il le vit embrasser son petit frère. Une caresse sur sa joue le fit cependant lever les yeux vers Atem qui se tenait devant lui, et qu’il n’avait pas entendu venir. Avisant le sac sur son épaule, il l’en délesta doucement avant de l’attirer sur ses genoux et d’enfouir son visage dans le creux de son cou. Le maître des jeux l’enlaça aussitôt.

« Alors tu l’as finalement trouvé ? »

« Oui… Tu ne viens toujours pas ? »

« Non… Te savoir aussi ridicule me suffit largement à vouloir rester cloîtré ici. »

« C’est dommage parce qu’il fait un temps magnifique dehors. »

« Hum… Peut-être… Mais je fiche de tout ce qui n’est pas toi ! » répliqua le brun en relevant la tête pour ancrer ses prunelles océanes dans celles violines de son petit ami. « Tu es vraiment ridicule dans ce short de bain »

Atem sourit, tout en jouant amoureusement avec ses cheveux.

« Oui je sais… Mais j’aime bien te faire râler ! »

« Dîtes les amoureux c’est pas bientôt fini ? » les interrompit Makuba qui depuis son vidéophone, regardait la scène depuis un moment déjà.

L’ancien pharaon lui tira très puérilement la langue avant d’embrasser son compagnon attitré en guise d’au revoir.

¤

La porte d’une petite maison d’un village de vacanciers s’ouvre sur un jeune homme châtain tout sourire. Après avoir refermé doucement l’entrée, Jôno-Uchi s’engage tranquillement dans l’allée. Arrivé au milieu de la route, il s’immobilise et regarde l’heure. Ses prunelles chocolats s’attarde ensuite sur la maison d’en face, et il pousse un petit soupir. Il déteste attendre même s’il est lui-même toujours en retard.

Quelques minutes plus tard, l’entrée de la maison voisine se dérobe pour laisser sortir un autre jeune homme à la chevelure hirsute.

Au bruit, Jôno-Uchi relève la tête de ses chaussures et ses lèvres s’étirent de nouveau.

« Enfin ! C’est pas trop tôt ! » s’exclame t-il

« Désolé… J’ai étais retardé ! » répondit le nouvel arrivant en lui faisant un petit sourire d’excuse.

« Je veux bien te croire ! » dit-il d’un ton suspicieux

Atem sourit devant le sous-entendu que son ami a habilement glissé dans le son de sa voix.

« Je crois qu’on va y aller sans eux parce que tels qu’ils sont partis, ils en ont encore pour des heures » déclare t-il.

Le châtain sourit. C’était si prévisible.

« La prochaine fois, il faudra s’arranger pour ne pas les séparer, je crois. »

« Sans vouloir t’offenser, je ne pense pas que Seto apprécierait de te savoir sous le même toi que lui, qui plus est dans la chambre d’à côté en compagnie de son petit frère. Non, la prochaine fois je m’arrange pour ne pas qu’il ait d’idée en cours de route ! » boude soudainement celui à la chevelure hérissé.

« A défaut de lui confisquer son jouet » plaisante le châtain qui se fait aussitôt foudroyer du regard.

« Arrête de rire, Jôno-Uchi ce n’est pas drôle ! Il passe plus de temps sur son ordinateur qu’avec moi ! »

Le rire du susnommé Jôno-Uchi s’intensifie tandis qu’il entreprend de suivre le chemin menant chez le reste de la joyeuse bande.

« Que veux-tu Atem, tu n’as pas autant de charme que des statistiques ! »

Le rejoignant, le jeune homme sourit. C’est qu’il venait de lui donner une idée qui s’empresserait d’appliquer dès leur retour à Domino (3). En attendant, il était bien décidé à profiter de ses vacances.

Mais ceci est une autre histoire.

Owari


Petites notes complémentaires XD

(1) Bonkotsu : surnom donné à Jono-Uchi par Kaiba dans la version originale. Quelqu'un de commun, d’ordinaire, de banal.

(2) Private Joke désolée XD Quand Nami décide de dessiner les faces cachées d’Atem, ça donne les dessous du Pharaon XD

(3) Quelqu’un aurait-il deviné l’idée qui vient de traverser Atem ?


Alors ? Ça vous a plus ?

Vous avez aimé ? Détesté ? N’hésitez pas à me faire part de votre avis !

Un petit commentaire comme cadeau de Noël, c’est pas cher payé, vous ne trouvez pas ?

Merci pour tout !

Et Bonnes Fêtes à tous !

Lily.B ¤ qui une fois de plus espère que vous avez vu le but de cette histoire, à savoir la chute minable XD¤

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 Souviens-toi... (prologue) (le 26/12/2005 à 11h46)

 

Auteur : Lily.B

Disclamer :  Les personnages de Yu-Gi-Oh ! Et compagnie ne m’appartiennent pas ! Je les ai pas eut pour mon anniversaire, ni pour Noël, je crois que je vais écrire une lettre à Takahashi pour qu'il me les offre ^^
Seuls le personnage à qui appartient la voix ainsi que Sun, Afellan, Ethaniel, Akefa ainsi que toutes la clique divine sont à moins ^^ Ca me console, j'adore mes bébés XD

Genre : Romance/Angst et Drama mais rien n’est moins sur !

Rating : M pour violence

Paring : Non vous ne rêver pas, il y a bien des couples dans cette histoire XD Enfin il va y en avoir, pour ceux qui sont pas encore formé et donc à venir : Marik/Bakura, Jono-Uchi/Makuba, Anzu/Honda, et du Yûgi/Rebecca (Et sur le coup ça fait tâche lol) et puis bien sûr le Seto/OC

Résumé : Et cette voix…Toujours la même… Si lointaine qu’elle semble irréelle… Et pourtant, je l’ai déjà entendue quelque part… Comme un souvenir, bien enfoui dans les méandres de ma mémoire perdue…Qui es-tu ?

Note & Co : Ceci est ma première fiction Yu-Gi-Oh ! À être publiée, bien qu’elle n’aurait pas dû ! Ce n’est pas le genre de fic que j’aime écrire, étant donné qu’il contient un OC (other character) mais l’idée ne cessait de me harceler ! Elle n’est pas dans mes priorités donc ne vous attendez pas à des udaptes régulières. Elle n’est là que pour me servir de pause entre mes différentes fanfictions qui me prennent la tête ! N’hésitez pas cependant à me laisser vos commentaires.

Précision : Cette fic contiendra les évènement du Battle City, de l’Orichalcos Doom et du Pharaoh’s Memory ! En clair cette histoire n’est pas prête d’être finie !

Merci à Yami Aku d’avoir été là pour me bêta-lecter !

Sur ce je vous souhaite une Bonne Lecture en espérant que la suite vous plaira !


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Souviens-toi ...

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 Prologue : Qui es-tu ?

¤

 

« Arrête ! Ça chatouille »

Des rires…

« J’en ai marre… Il veut nous tuer ou quoi ? »

Des plaintes…

« Magie, je sèche pas… »

Une complicité infantile ?

« Je te jure que si je t’attrape, je te tue de la mort la plus douce qui soit ! »

Des enfantillages quelconques…

Et cette voix…

« Non ! Tu vis sur ton petit nuage parce que tu es le Pharaon mais la vie n’est pas aussi simple que tu ne le crois ! Tu ne t’attends tout de même pas que je dise oui à tout ce que tu fais ? »

De la colère…

« Je t’en prie, ne joue plus au héros. C’est à moi de te protéger et pas le contraire »

De la peine…

Toujours la même…

« Tu es resté inconscient plus de trois heures alors tu vas me faire le plaisir de te tenir tranquille ! »

De l’inquiétude…

« Je suis désolée... »

Des larmes…

Si lointaine qu’elle semble irréelle…

« Mais il faut que tu cesses de toujours vouloir me protéger comme ça… Comment veux-tu que je te protège si tu te mets constamment en danger à cause de moi ? »

De l’impuissance…

« Tout ça ne te ressemble pas… Dis-moi ce qui ne va pas, s’il te plaît…Est-ce que j’ai fais quelque chose de mal ? »

De l’incompréhension…

Et pourtant…

« Réponds-moi ! »

De l’impatience….

« Je ne suis pas un de tes vulgaires sujets ! »

Du dégoût…

Je l’ai déjà entendue quelque part…

« Je ne t’appartiens pas ! »

De la haine…

« Toujours la fuite, hein ? »

De la lassitude

Comme un souvenir…

« L’un ou l’autre, c’est la même chose de toute façon ! Complice de la même connerie ! »

Du désespoir…

« Menteur ! Comment peux-tu continuer à être toi-même, quand tu fermes les yeux sur toutes tes valeurs ! Tu te mens à toi-même et tu essayes de me faire croire TA vérité ! Mais vois-tu, ça ne marche pas avec moi… parce que malgré ce masque que tu t’efforces à porter… Je continue à lire en toi comme dans un livre ouvert ! »

Une tristesse infinie…

Bien enfoui dans les méandres de ma mémoire perdue…

Comme de la déception…

Une violente trahison…

« Lâche ! Tu n’es qu’un lâche ! »

Qui es-tu ?

Yami se réveilla brusquement, affecté, par la profonde tristesse de ces derniers mots, qui avaient pourtant été crachés avec une hargne impressionnante. Jamais il s’était senti aussi incompris et trahi que par ces dernières paroles. Ce n’était pourtant qu’un vulgaire souvenir… Cela n’aurait même pas dû atteindre son âme… Il ne savait même plus à qui appartenait cette voix à la fois douce et amère… Avait-il blessé cette personne autant qu’il s’était senti lui-même blessé ?

Une larme roula sur sa joue sans qu’il n’en prenne vraiment conscience. Son esprit était resté sur cette souffrance qui lui tiraillait le cœur et il ne reprit contact avec la réalité que lorsqu’il sentit une main chaude et rassurante, chasser tendrement la preuve de son chagrin. Il porta un regard vague sur la fine silhouette de son ami, qui lui adressa un sourire timide.

« Aibou ? » dit-il confus.

Yûgi acquiesça vigoureusement tout en observant attentivement les traits de son double fantomatique. Yami sembla, soudain, se rendre compte de la situation et se confondit en excuse d’avoir réveillé son compagnon.

« Ce n’est rien, répondit ce dernier. Je m’inquiète beaucoup plus pour toi. Cela fait plusieurs nuits que ton sommeil est agité. Tu veux en parler ? »

L’esprit sembla hésiter un instant, ne voulant pas ennuyer Yûgi avec ses problèmes. Mais l’air anxieux de celui-ci le convainquit, et portant son regard sur la fenêtre, d’où perçaient quelques rayons de lune, il lui raconta tout.

« Il y a cette voix dans ma tête… Parfois elle est joyeuse, parfois triste… Mais la plupart du temps elle me reproche de ne pas être ce que je suis… »

Le jeune duelliste écoutait religieusement son aîné, attentif à ses moindres mouvements.

« Comme si… Je lui caché quelque chose et qu’elle le savait et qui pourtant ne m’empêchait pas de le nier…C’est du passé tout ça et cela n’a maintenant aucun sens pour moi… Alors pourquoi ces reproches m’affectent tant ? »

« Peut-être… Que cette personne était importante pour toi… Et que ton inconscient se souvient de ce détail… » Répondit Yûgi pesant ses mots.

« Mais dans ce cas… Pourquoi mentirais-je à une personne qui m’est chère ? » Demanda son compagnon d’âme en reportant son attention sur lui.

« Tu sais… Il y’a des tas des raisons qui nous poussent à mentir aux personnes que l’on aime… mais la principale étant la peur »

« La peur ? » répéta Yami, surpris.

« La peur de faire souffrir cette personne, de la blesser, de la perdre… »

« Tout ceci est vraiment trop confus pour moi ! »

L’esprit haussa les épaules mi-indifféré, mi-amusé, ce qui fit sourire son ami.

« Pourquoi m’attarderais-je sur une vie que je ne connais plus ? Tout cela n’a pas d’importance. »

Un long silence suivit cette déclaration où chacun d’entre eux était plongé dans leurs pensées respectives. Sans le vouloir Yami avait fait ressurgir l’angoisse, que son ami avait tenté de dissimuler, depuis qu’il avait pris conscience que son ami… son partenaire avait un endroit, où un jour il devrait retourner. Il appréhendait ce moment, où il ne devrait plus partager son âme avec un autre… Où il se retrouverait seul et démuni. Yami était tout ce qu’il n’était pas… Il l’admirait, l’aimait comme un frère… Comment ferait-il sans lui ?

« Aibou ? »

« Hm ? » La voix de son ami le tira de ses tristes pensées.

« Tu n’avais pas un contrôle demain ? Ou plutôt aujourd’hui ? reprit l’esprit en avisant l’heure tardive.

« Si ! De géographie ! Et je compte sur ta participation ! » Répondit le dit Aibou, en se recouchant.

« Ce n’est pas très honorable de tricher »

« Mais je ne tricherais pas, puisque tu es moi et que je suis toi ! »

« Yûgi ! »

« Je dors »

Yami sourit devant la candeur et l’innocence dont son double pouvait parfois faire preuve et il ne pouvait s’empêcher de craindre le jour où il devrait rentrer chez lui et l’abandonner. Mais c’était plus fort que lui. Il devait savoir à qui appartenait cette voix et comprendre ce qui c’était réellement passé… Qui il était réellement ? Ignorant l’amertume qui lui oppressait le cœur, il s’endormit à son tour. Il ne se rendit pas compte que le puzzle du millenium brillait d’une faible et étrange lueur, qui disparut quand le faucon qui les veillait s’envola dans le ciel étoilé.

A suivre….


Voilà, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !

Pour les fans de yaoi, ce n’est pas prévu dans cette histoire… Cependant , et seulement parce que c’est vous et parce que je suis une yaoïste convertie, si vous avez envie de voir certains couples, dîtes le moi et je verrais ce que je peux faire : )

Merci de m’avoir lu !

Je vous fais de gros bisous en attendant la prochaine udpate !

Et n’oubliez pas le petit commentaire !

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